On aborde à Collioure dont les toits de brique rouge de Collioure (photo) - certains un peu trop neufs - s'accrochent sur le vallon qui se termine en deux criques au coeur du village. Les fauves y jouèrent avec la lumière "sans ombre" et aimèrent d'abord les barques aux voiles latines des pêcheurs d'anchois, peinturlurées comme leurs maisons, quand ils y débarquèrent, suivant Matisse, en 1905.
Derain disait: "Collioure sans voiles c'est un soir sans étoiles." Les pêcheurs sont partis à Port-Vendres, les touristes ont afflué, mais Collioure est toujours étincelante, entre son clocher rose et phallique, ses ruelles pastel et son château plus que royal. On y suit "les chemins du fauvisme" en commençant au café des Templiers, le bar de Jojo Pous, le fils de René le mécène bistrotier des peintres pauvres. Quelques chambres simples l'ont transformé en Hostellerie à la cuisine plutôt sympathique (12 quai de l'Amirauté, 04 68 98 31 10, www.hotel-templiers.com, chambres doubles à partir de 60 € en évitant l'annexe sans charme).
(5 voix)
Entre Méditerranée et contrefort des Pyrénées, on serpente de pitons fortifiés en vignobles vallonnés jusqu'à des criques rocailleuses à la découverte d'un autre sud.
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