Le varangue, où sous son avant-toit, des chaises cannelees attendent les invites © Vincent Leroux / Temps Machine

Aux Seychelles, une authentique case créole

Restaurée dans les règles de l'artisanat local, cette authentique case créole a retrouvé tout son charme d'escale coloniale sur la route des Indes.

Nichée sous une canopée dense et tropicale

Lorsque l'actuelle propriétaire, Mary Geers, native de Victoria, la capitale, et propriétaire de légendaires hôtels, a entreprit de restaurer cette case centenaire dans les règles de l'art, elle était affublée d'un toit de tôle ondulée et d'une structure en bois exotique grignotée par les termites et autres petits scarabées voraces. Après deux ans de travaux, cette lakaz (maison en patois local) a retrouvé toute son allure et ses attraits composés de dizaines d'essences de bois tropicaux. Des sols aux plafonds, c'est un patchwork de bois aux noms chantant, bois de rose ou de violette, "dragonblood" ou "casuarina", de planches nattées ou ciselées.
Noyée sous les frondaisons, l'entrée principale de la maison, ouverte aux quatre points cardinaux, fait face à la montagne pour profiter de sa faîcheur. Le socle de pierres de corail maçonnées qui isole la case du sol se prolonge en un escalier monumental donnant sur la varangue.
Vue exterieure de la maison noyée sous les frondaisons. Le salon ouvert sur la varangue La chambre sous une charpente decoupee la salle de bains sous un toit de palmes avec sa baignoire à l'ancienne Le varangue, où sous son avant-toit, des chaises cannelees attendent les invites