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Le Cocon
L’aventure commence avec la nuit, lorsque la forêt n’est plus éclairée que par la lune. À la lueur d’une lampe de poche, on se fraye un chemin parmi les arbres, les pierres moussues, les broussailles et les plantes enchevêtrées, dans les senteurs humides et les bruissements peu familiers, à la recherche de l’abri où l’on va dormir. C’est cet instant envoûtant où l’on se retrouve dans la peau d’un animal, au cœur d’une nature jamais apprivoisée, que Lucien Cassat propose à ses visiteurs. Voilà vingt ans que cet homme enraciné dans sa terre de la Creuse s’efforce de faire connaître et partager les richesses de sa forêt. Huit micro-architectures y sont disséminées, placées très loin les unes des autres pour que l’immersion soit totale et la solitude propice à toutes les rêveries.
Ici, "le Cocon", composé d’une structure de châtaignier tendue de peau de vache, est suspendu à plusieurs mètres du sol. On y accède par une échelle de corde. Une fois "l’écoutille" fermée, on y dort confortablement sur un matelas en cuir, seul ou à deux.
Les incroyables cabanes de Lou Fagotin pour dormir dans les arbres
Dormir au plus profond de la forêt creusoise, lové dans des nids, des cocons et des terriers, c’est ce que propose Lou Fagotin à ceux qui veulent vivre la nature autrement dans des cabanes extraordinaires.
La Chrysalide
Photo : Jérôme Galland / Aleph
Suspendues aux branches d’un chêne, maintenues entre deux troncs, posées dans l’anfractuosité d’un rocher, surplombant les eaux vives, elles sont conçues à la manière de nids ou de terriers, étonnantes cabanes de brindilles et de rameaux, de laine, de paille et de peaux de bête. On y grimpe, on s’y glisse, on s’y blottit un peu frileusement avant de réaliser qu’on y est bien, qu’on ne craint rien et que se réveiller dans un arbre est une expérience unique.
Ici, dans "la Chrysalide", les murs sont tapissés de laine recouverte de cuir, maintenu par des branches qui créent l’effet d’un capitonnage. On installe son sac de couchage sur le sol fait de branchages.
L’une des deux Faines
Photo : Jérôme Galland / Aleph
Comme il le fit déjà pour Lou Fagotin, Lucien Cassat a laissé ici libre cours à son imagination débordante, à son talent pour mêler nature et création, transmettre sa passion et faire participer les artistes à ses projets.
Ici, posée au creux des rochers, l’une des deux "Faines" surplombe la rivière. Ainsi baptisée en référence au fruit du hêtre, elle est recouverte d’une sorte de chaume que l’on récolte sur le tronc de l’arbre.
La deuxième Faîne
Photo : Jérôme Galland / Aleph
Après une nuit bercée par des bruissements inconnus, le plaisir de se réveiller dans une tanière enfouie parmi les chênes, les hêtres et les châtaigniers.
Ici, plus fermée que sa jumelle, la deuxième "Faîne" trône sur des pierres, au plus dense de la forêt.
La Carambole
Photo : Jérôme Galland / Aleph
Tout en tressage de rameaux de châtaignier, la "Carambole" qui tient son nom d’un fruit exotique en forme d’étoile, est posée dans une clairière, à l’abri d’une branche touffue. Lorsque le temps le permet, on y dort dans un hamac.