Une maison Londonienne au décor hétéroclite
Un petit esprit brocante règne sur la maison de la styliste britannique Jo Willer. Située au centre de Londres, la demeure familiale, construite à partir d'un bâtiments de studios, a des allures de cottage anglais. Le grand jardin qui l’entoure et les pièces qui offrent de beaux volumes font de ce lieu un véritable havre de paix au coeur de la City.
Un décor féminin qui mixe style scandinave et style anglais
Styliste chez l'éditeur de tissus Designers Guild, Jo Willer ne cesse de découvrir, par le biais de son travail, de nouvelles habitations. Des appartements scandinaves aux châteaux français en passant par les maisons ultra-contemporaines, la styliste voyage, s’imprègne et s’inspire de toutes ces trouvailles aux styles différents pour décorer sa demeure londonienne.
Dans la maison familiale - un immeuble de studios entièrement réinventé en pleine capitale britannique, l’empreinte Scandinave est particulièrement présente. En effet, les murs, les sols, les portes, les cheminées et un grand nombre de meubles sont blancs. Le parquet et les peintures ont quelque peu subi la patine des années, ce qui donne aux lieux une intensité et une histoire particulière.
Habitée par Jo Willer, son mari Chris Stephens, directeur d’accrochage à la Tate Britain, et leurs deux enfants, cette masion a connu une véritable métamorphose basée sur la récupération. Les cheminées ont été conservées dans chaque pièce. Les moulures des plafonds et les boiseries sont également restées en l’état pour ne pas dénaturer l’endroit. En véritable chineuse, Jo Willer, passionnée par la récup’, a déniché de vrais trésors aux puces de Londres. Du mobilier ancien (lit, baignoire, cuisinière…) aux objets de décoration vintage, la styliste a su mélanger les genres avec harmonie.
En atteste le salon, l’une des pièces maîtresses de la maison. Situé au rez-de-chaussée, il a vu ses deux grandes fenêtres parées de volets intérieurs en bois, que la styliste a récupéré dans une benne à Madrid. Pour introduire les couleurs dans cet univers immaculé, la styliste a accompagné le canapé (Designers Guild) de coussins blancs qui se fondent dans le décor de l’espace, tout en étant réhaussés par des pièces de tissu violet qui rappellent les teintes des jacinthes posées sur le guéridon près de la cheminée. Un fauteuil scandinave des années 60 a été recouvert de damas (Designers Guild). Un petit tabouret trépied fait office de table basse sur un grande peau de vache blanche et marron posée au sol.
Jo Willer a l’art de transformer les espaces de vie en petits cocons. Tissus anciens, couleurs d’antan, céramiques d’un autre temps : une touche féminine qui apporte à ce petit paradis british douceur et poésie.




























