Une maison faussement banale, vraiment extraordinaire
Toute la difficulté était de percevoir les atouts de cette petite maison de banlieue en apparence si ordinaire… les propriétaires ont eu le coup d’œil et ont su redonner sa véritable valeur à cette maisonnée finalement pas si banale.
Une maison ordinaire sublimée par de jeunes architectes
A destin peu ordinaire, maison extraordinaire. David Juhel, Nissim Haguenauer et Joachim Seyer sont trois jeunes architectes qui se sont connus sur les bancs de la prestigieuse université La Catolica, à Santiago du Chili. Après leurs études, ils ont unis leurs connaissances pour créer l’agence Thearchitectes. Une de leur première cliente, Virginie Thorel, les contacte : ils se mettent tous ensemble en quête du lieu d’habitation idéal pour cette jeune graphiste. Ils arrêtent leur choix sur une maison en banlieue parisienne, d’apparence ordinaire. Mais ces jeunes architectes ont pour devise de « transformer les contraintes en opportunité » : rien ne leur fait peur et plus que tout, ils savent reconnaître le potentiel de chaque atout, notamment la façade couverte de verdure et la jolie cour.
Sur deux étages, la maison se compose de deux pièces en hauteur, sous les combles, qui débouchent sur une terrasse. Au rez-de-chaussée, une chambre et une salle de bains. Première étape de ces jeunes architectes qui investissent les lieux sans se mettre de limite : agrandir l’espace. Ils abattent les murs de séparation entre les pièces et le plancher des combles, gagnant ainsi de la hauteur. Cela leur permet ainsi de créer une petite mezzanine au centre de la pièce, en guise de couchage temporaire et d’espace de rangement. Ils imaginent ensuite le concept de « filtre visuel », en lames de bois, jouant ainsi avec l’espace, les volumes sans clôturer le lieu. Résultat, Virginie, la jeune graphiste fraîchement propriétaire, est ravie. Ayant suivi le chantier de près, elle a pu apporter sa patte lors de la dernière ligne droite, avec des carrelages en palettes douces et du mobilier vintage où la couleur domine. Ainsi, dans le salon qui donne sur la terrasse, une avalanche de couleurs et de styles balaye la pièce apportant une forte dynamique visuelle : sur la gauche, posé sur le sol, un tableau Bergerol, à côté, un canapé vintage Roset trouvé chez brocanteur, une planche d’entomologie trouvée aux puces ou encore un lampadaire des années 50.





































