À Sainte-Marie-de-Ré, une maison moderne inspirée de l’architecture rhétaise
À Sainte-Marie-de-Ré, sur l’Île de Ré, le peintre Catherine Lê-Van et son mari vivent dans une maison rhétaise traditionnelle. Tous deux passionnés par le design, ils ont décoré leur intérieur avec des pièces mythiques du design chinées dans divers endroits. Un beau mélange de tradition et de modernité.
Une maison entre tradition et modernité
Installés depuis de nombreuses années à Sainte-Marie-de-Ré, l’un des derniers villages paysans de l’Ile de Ré, le peintre Catherine Lê-Van et son mari vivent dans une maison moderne inspirée de l’architecture traditionnelle rhétaise.
D’une formidable simplicité, cette maison a été conçue par Pascal Poulain, un architecte de La-Flotte-en-Ré. Rectangulaire, de plain-pied, ouverte d’un côté par des verrières et de l’autre par des portes-fenêtres, elle offre une vue imprenable sur la côte sauvage et, bien sûr, l’océan. La maison est d’ailleurs située sur un terrain protégé classé « zone naturelle » où sont interdits piscines, caravanes, terrasses ou arbres trop hauts… Ainsi, rien ne vient troubler la vue de ce paysage préservé.
Dans le jardin, tout a été pensé de façon à ce que la maison se fonde dans la nature environnante : la clôture traditionnelle en bois de châtaignier, les terrasses en planches d’ipé, les chaises longues en teck… Il existe une véritable harmonie entre la nature et l’architecture.
À l’intérieur de la maison, Catherine et son mari ont voulu apporter une touche de modernité. Résolument contemporaine, la décoration mélange des pièces mythiques du design avec des objets anciens rapportés de voyages ou chinés dans des brocantes. Par exemple, dans le salon, une lampe Sentou d’Isamu Noguchi côtoie une nasse vietnamienne, le tableau « Les Cabines » de Catherine Lê-Van et un chef-d’œuvre de compagnon-menuisier du début du XXe siècle trouvé chez Madec, à Ars-en-Ré. Tous ces objets sont posés sur une console-bahut du menuisier Patrice Goigoux et, en dessous, a été placé un chaudron vietnamien en bronze ancien pour cuire le riz. Enfin, un lapin-sculpture de Hörl (galerie Kahn à Ars-en-Ré) trône sur un guéridon en marbre dessiné par Eero Saarinen pour Knoll.





































