Une ancienne fabrique agencée en loft très féminin
C’est dans une ancienne fabrique de lingerie que Dolorès, iconographe et danseuse de tango, a posé ses valises. Elle a confié la restructuration de ce grand plateau à l’architecte Valérie Mazérat qui en a fait un loft clair et fluide. Dolorès y a ensuite ajouté sa touche. Résultat, ce loft est aujourd’hui à l’image de sa propriétaire : chaleureux et gai.
Un salon bigarré aux styles éclectiques
C’est par le hasard d’une annonce que Dolorès, iconographe et danseuse de tango, a découvert ce lieu. Elle qui avait toujours habité dans des lieux calmes, voire déserts, aspirait à vivre dans un quartier plus animé mais sans trop de bruit. C’est à la suite d’une visite "juste pour voir" qu’elle est tombée sous le charme du beau volume qu’offrait cette ancienne fabrique de lingerie abritée dans un bâtiment du XIXe siècle situé dans l’une des rues les plus fréquentées de Belleville. Cette belle surface avait tout pour plaire : mur de verrières, poutres et sols en béton et surtout un cour intérieure entourée de locaux industriels. En bref, un endroit paisible au cœur de Paris. Dolorès succombe immédiatement, achète la fabrique et demande à l’architecte Valérie Mazérat de structurer l’espace. Seules exigences de Dolorès auprès de l’architecte : avoir un plancher en bois, une cheminée et une cuisine ouverte pour ne "pas être séparée des autres" lorsqu’elle prépare au dernier moment un dîner improvisé.
Avec ces trois impératifs, l’architecte a donc imaginé l’espace en deux zones bien distinctes, délimitées par deux murs déjà existants. La première zone est consacrée aux pièces à vivre, la seconde à la partie nuit avec, partout, un sol recouvert de larges lames de pin brut blanchies à l’huile, moins onéreux qu’un parquet. Pour la déco, Dolorès a semé son petit grain de folie dans toutes les pièces avec des tissus chamarrés aux couleurs chaudes, du mobilier de styles variés et un mélange éclectique de tableaux, de photos et d’objets kitsch achetés quelques euros dans le quartier. Une déco loin d’être aseptisée qui reflète parfaitement la personnalité de sa propriétaire : généreuse et gaie.
A l’image du salon cosy aux styles panachés meublé d’une table-coffre en bois dont le couvercle a été recouvert d’une feuille de métal et entourée d’un canapé en flanelle grise (Séverine Courcoux) habillé de plaids (Les Touristes, Petit Pan, Maryem Besbes, Caravane), de deux chaises AA (Airborne), d’un fauteuil en cuir noir marocain (Chambre 19) et d’un tabouret en contreplaqué de bouleau (Unto this last). À l’entrée du salon, le lampadaire "Armlight" (Tsé & Tsé) accueille les invités, tandis que sur deux tablettes mises bout à bout en guise de cimaise ("Ekby" IKEA), Dolorès expose ses petits trésors : une photo sur verre d’Anton, une lampe "Akari" de Nogushi (Sentou), une bouteille de Joe Christopherson, un tableau de Bergerol.





































