Un cube posé dans la nature

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Dane Erwee et Chris Willemse rêvaient d’une ferme à l’ancienne. Mais leur rencontre avec l'architecte Henri Comrie les a conduit vers une habitation à l'architecture beaucoup plus contemporaine. Aujourd'hui, les deux fleuristes en vogue de Stellenbosch, en Afrique du sud, vivent dans un domaine exceptionnel où trône un cube blanc ouvert sur la nature.

Un bloc immaculé
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Un bloc immaculé



A première vue, cet énorme cube blanc posé au pied des montagnes de Dwarsrivier en Afrique du sud a tout l’air d’un ovni qui se serait égaré. On ne voit que lui, il fend le paysage végétal et rocailleux de la région et s’érige dans une architecture ultra-moderne.

De loin, difficile de dire ce que c’est. En s’approchant, on distingue une habitation, celle de Dane Erwee et de Chris Willemse, deux fleuristes stars de Stellenbosch. Le couple à la main verte a souhaité vivre dans un environnement privilégié leur permettant de cultiver les fleurs fraîches qui approvisionnent leur boutique "Okasie".

Une plantation, un atelier de création florale et un lieu de vie, voilà ce que regroupe ce site exceptionnel. A la base, les deux fleuristes rêvaient de vivre dans une ferme « à l’ancienne ». L’architecte Henri Comrie a repensé leur projet de manière plus contemporaine. Dans un jeu de formes aux vastes volumes, la maison allie les matériaux bruts comme la brique, le métal et le bois afin de rester en harmonie avec la nature. Le panorama est époustouflant et mis en valeur grâce à d’immenses baies vitrées placées de part et d’autre de la construction.

 

L’esprit "farmer" est respecté mais il s’installe dans un espace carré de deux étages qui combine le design strict de la maison, l’authenticité et la simplicité de la décoration et de l’aménagement intérieur. Une décoration où cohabitent objets de récupération, mobilier chiné et meubles de famille confortables et accueillants. Ainsi, les immenses pièces qu’offre cette architecture hors-norme deviennent des espaces de vie chaleureux et cosy.

Le domaine de Johannesdal a su envoûter ses occupants en alliant l’utile à l’agréable dans un lieu extraordinaire.

 

Par marieclairemaison.com
Une entrée en toute authenticité
Une entrée en toute authenticité
 Nicolas Mathéus

La brique peinte en blanc est l’élément phare de l’habitation de Dane Erwee et Chris Willemse. Présente dehors, elle trouve aussi sa place sur les murs à l’intérieur. Pas de papier peint ou de revêtement, l’authenticité du matériau brut fait bel et bien partie intégrante de la maison.

Afin d’apporter de la lumière naturelle dans l’entrée, une longue et étroite baie vitrée court horizontalement le long de la cloison et laisse apparaître la végétation extérieure.

En termes de décoration, la pièce donne la tendance de toute l’habitation, à savoir récup’ et meubles anciens. Accrochée sur la brique blanche, une vieille carte du monde provenant de l’université de Stellenbosch a été dénichée lors d’une vente aux enchères.

Les tons pastel et tendres du planisphère sont repris dans la composition florale posée sur un tabouret turquoise.

Le banc en bois brut placé en dessous de la carte accentue la perspective horizontale de la pièce.

Le tapis aux imprimés floraux, élément principal du vestibule, répond à la végétation extérieure tout en terminant d’habiller cette entrée tout en simplicité.

 

Un salon aux allures d’autrefois
Un salon aux allures d’autrefois
 Nicolas Mathéus

Le mur blanc atteste la encore de la volonté de continuité entre les volumes. Le salon, aux dimensions généreuses, a été pensé comme une pièce à vivre donnant sur l’extérieur grâce à ses hautes baies vitrées aux huisseries en acier galvanisé s’ouvrant sur la terrasse.

Dalles de pierre au sol, agrémentées d’un tapis turc fleuri (Weavart), pour un esprit brut égayé par une touche de couleurs qui délimite vraiment l’espace à vivre.

Dans le fond, une niche a été creusée dans la brique sur toute la longueur du mur afin de jouer sur la profondeur des volumes. Bibliothèque ou banc, cet espace encastré accueille livres et coussins aux teintes acidulées.

Très épuré, le mobilier du salon rassemble un canapé en velours vert émeraude restauré (on notera d’ailleurs la présence de livres sous l’un des pieds en guise de cale) qui fait face à une banquette de style retapissé. Des coussins, toujours aux motifs floraux, viennent apporter une touche de romantisme à l’ensemble.

La table basse a été remplacée au centre par un repose-pieds, et un guéridon vient trouver sa place en bout de canapé près d’une chaise en bois. Le tout a été chiné dans la région.

Seuls éléments "modernes" de cet aménagement quelque peu dépareillé, les poufs en corde superposés de chez Block & Chisel.

 

Une chambre rythmée par les rayons du soleil
Une chambre rythmée par les rayons du soleil
 Nicolas Mathéus

Perchée au premier étage avec sa grande terrasse donnant sur les montagnes de Dwarsrivier, la chambre principale de la maison est baignée par le soleil du matin au soir grâce à son exposition d’est en ouest. La pièce a été décorée très sobrement, dans des teintes sobres et naturelles avec de grands rideaux de lin blanc cassé dénichés dans un ancien  théâtre du Cap et des tapis chinés.

Contrairement aux autres pièces, pas de mur blanc, Dane Erwee et Chris Willemse l’ont repeint ici en brun rosé et ont décidé de recouvrir les autres cloisons de panneaux tripli pour accentuer le côté cosy de la pièce.

Le lit, habillé de linge blanc, a été rehaussé d’une pointe de couleur avec ce couvre-lit en lin gris-bleu qui s’accorde parfaitement avec les tapis.

La table de chevet en bois blanc recouverte d’un plateau de métal est restée en l’état pour un look vintage.

Pour conserver l’âme authentique de la maison, le sol a été habillé d'un vieux parquet.

Un escalier invisible
Un escalier invisible
 Nicolas Mathéus

Baigné de lumière grâce aux immenses baies vitrées créées au premier niveau, l’escalier, situé dans l'entrée et dessiné par Henri Comrie, se fond dans le mur de briques blanc. L'architecte l'a conçu comme un trompe-l’œil, comme une faille qui fend le décor.

Le long des marches, une collection de tabourets de ferme en bois (Kooprasie Stories), déclinés dans un camaïeu de vert, fait ressortir les volumes.

Une salle de bains épurée
Une salle de bains épurée
 Nicolas Mathéus

Située entre la chambre et le grand dressing, la salle de bains est sans doute la pièce la plus sobre de la maison.

Pour rester dans l’harmonie de la maison, elle a été entièrement pensée en blanc. Les murs de briques blanches côtoient la baignoire habillée de béton blanc et le carrelage immaculé au sol.

Un style très minimaliste, presque monacal.

Une terrasse à l’état sauvage
Une terrasse à l’état sauvage
 Nicolas Mathéus

Véritable pièce supplémentaire de la maison, la terrasse s’installe dans le prolongement du salon et plonge sur le jardin et le paysage sec de la vallée de Stellenbosch.

Certainement l’endroit le plus fidèle à l’esprit "farmer" que désiraient créer les deux fleuristes, la terrasse garde les murs blancs, légèrement usés sur les côtés et, au sol, les dalles en pierre du salon se poursuivent jusqu’à la limite du cube.

Le mobilier, chiné au cours de leurs voyages, rassemble des fauteuils en bois, en rotin et une méridienne en velours parme. Sur la table basse en bois brut et bords en fer, des bougeoirs, des bibelots et une coupe d’aubergines se partagent l’affiche. L’aspect rustique de la pièce est accentué par trois souches sur roulettes détournées en poufs.

Des cornes d’antilope ont été accrochées au mur parmi les objets dénichés ça et là par le couple.

Cette terrasse ouverte sur la nature et pleine de trésors n'est pas évoquer l'atmosphère des fermes du siècle dernier.

Anonyme le 06/04/2014 à 13:04
  • Trés belle conception !
habitatbulles le 02/02/2013 à 19:20
  • Ouvert sur la nature, ouaaouuu et avec le soleil en prime.
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