Les origines du style
Directement issu de l'école Bauhaus à qui l'on doit les principaux courants architecturaux du XXème siècle, le Design minimal se développe essentiellement dans les années 60. Très pictural, le style décline dans toutes les catégories artistiques habituelles : peinture, sculpture, musique et bien sûr Design. Concentré sur l'essentiel, ce courant est l'exact contre-pied du pop-art et de ses débordements. Basé sur le principe de l'économie maximale de moyens, et suivant le principe simple et réducteur du « Less is more » (moins c'est mieux) cher à Mies van der Rohe, le style ne souffre d'aucune fioriture et se résume à un fonctionnalisme revendiqué. La toute première définition de la notion d'art minimal fut donnée par le philosophe anglais Richard Wolheim (photo) à propos d'une exposition donnée en 1965 à la Green Gallery de New-York. L'extrême sobriété, caractéristique du mouvement, n'est pourtant pas le but recherché, mais une conséquence de l'abolissement de tout effet d'illusionnisme. Le courant minimaliste aura profondément marqué l'évolution de l'art contemporain. Largement dominant à la fin des années 60 aux Etats-Unis, il provoquera de nombreuses réactions et restera souvent incompris du grand public. Les sculptures de Donald Judd ou de Robert Morris, sans le moindre artifice, laisseront parfois dubitatifs les non-initiés. Une fois n'est pas coutume, c'est le Design qui contribuera à populariser le minimalisme. Si certaines créations d'avant-guerre comme la chaise Zig-zag de Gerrit Rietveld peuvent être qualifiées de « minimales », une large partie des créations des années 50 s'inscrivent dans ce courant. Des meubles simples et fonctionnels, dont l'essentialisme impose une sobriété à l'esthétisme plus abordable.
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Tout savoir sur le style minimaliste
Classique incontournable du Design, le style minimal se distingue par sa grande sobriété et ses lignes épurées. Révisez l’essentiel de ce courant