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Différentes constructions selon la répartition des charges

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Différentes constructions selon la répartition des charges

Cas n°1 : charges réparties sur sol brut.

Véritable prolongement de la salle à manger, la terrasse de plain-pied avec le gazon, ou même légèrement surélevée par rapport à ce dernier est le cas de figure qui se présente le plus souvent. Une approche conventionnelle de ce projet inciterait le néophyte à couler une dalle de béton armé mais alors que le poids propre d’une dalle béton de 15 cm d’épaisseur approche les 330 kg, le poids moyen d’une terrasse bois est compris entre 29 et 35 kg/m2 ! Par ailleurs, dans le cas d’un mouvement de terrain (sous l’action du gel par exemple), la dalle en béton est exposée à des fractures directes et profondes. La structure en bois en revanche, souple et solidaire, épousera la contrainte du sol et reviendra en place avec celui-ci. Dès lors, la technique la plus appropriée est de répartir le poids de la terrasse sur de nombreux appuis, tout en ménageant une bonne ventilation du bois. Le composant le plus adapté à cet usage est le plot en polymère, réglable en hauteur. Développé au départ pour supporter des dalettes en béton sur des toits étanchéifiés, ce vérin au large pied, accepte jusqu’à 900 kg de charge, tout en empêchant le poinçonnement dans la nappe d’étanchéité, et à fortiori donc, l’enfoncement dans le sol. Ramené au centimètre carré, la descente de charge d’une terrasse en bois, en pleine surcharge d’exploitation sur les plots réglables représente 146 grammes ! Pour résumer, voici la composition de la terrasse sur sol brut : toile de sol, plots réglables, lambourdes traitées en classe 4 et lames de platelage.

 

Cas n°2 : charges réparties sur carrelage ou béton.

Dans bien des cas cependant, la question des pieds réglables ou de la fondation ne se pose même pas, tout simplement parce que le support existe déjà. Dans le domaine de la rénovation tout spécialement, il est bien plus souvent question d’habiller une terrasse existante, que de la créer. Bien entendu ce cas de figure s’avère bien plus confortable et plus économique que tous les autres. La plupart du temps, le support est dur et plan. Par rapport à la configuration précédente, on pourra donc faire l’économie de la toile de sol, mais aussi des plots réglables. Ces derniers seront remplacés par des cales en plastique ou en caoutchouc dur, ou alors par des plots fixes. Ces cales, destinées à isoler la lambourde de son support, devraient avoir une épaisseur minimale de 15 mm, de manière à permettre à l’eau de pluie de circuler librement. L’épaisseur, additionnée à la hauteur de la lambourde constitue le "matelas d’air". Pour des impératifs de ventilation, ce matelas ne devrait jamais avoir moins de 50 mm d’épaisseur. Sachez que même si les lambourdes reposent sur des cales, il est prudent de les disposer dans le sens de la pente du béton ou du carrelage. On est sûr ainsi, de ne jamais faire barrage à l’eau de pluie. Ensuite, cheviller les lambourdes dans le béton s’avère positif en termes de confort de pose. Les pièces vrillées se redressent plus facilement, et l’ensemble se dérègle moins pendant la fixation du platelage. Cette opération est longue cependant, et pas toujours facile. L’expérience prouve qu’elle n’a pas de caractère indispensable. La solidarisation de l’ensemble par la fixation des lames, donne suffisamment de rigidité et de poids à l’ouvrage pour que celui-ci soit parfaitement stable. Rappelons d’ailleurs que les terrasses sur les plots réglables, au sol ou sur une nappe d’étanchéité, sont toujours "flottantes". Résumé de la composition de la terrasse sur sol dur : matériel de calage en plastique ou en caoutchouc dur, lambourdes traitées en classe 4, lames de platelage.

 

Cas n°3 : charges réparties sur une surface étanche.

C’est un cas de figure que l’on rencontre de plus en plus fréquemment en ville. Lassés de l’environnement minéral, et en particulier des sempiternelles dalettes en béton lavé (pas facile à nettoyer d’ailleurs), les utilisateurs se tournent à présent vers la solution bois. Nous sommes ici dans le même cas de figure que pour la terrasse sur le sol brut, sauf que la toile de sol est remplacée par la nappe d’étanchéité. Les plots réglables empêchent le poinçonnement de l’étanchéité et leur pas de vis permet de compenser la pente prévue pour l’écoulement de l’eau de pluie. Attention, petite mise en garde tout de même. Il est important de pouvoir accéder aux points sensibles d’une toiture étanche, et notamment aux écoulements. Veillez donc à aménager des trappes d’accès à ces endroits. Résumé de la terrasse en bois sur une surface étanche : plots réglables, lambourdes traitées en classe 4 et lames de platelage.

 

Cas n°4 : charges concentrées sur poteaux.

A l’opposé des configurations précédentes, il s’agit à présent de concentrer le poids de la terrasse sur quelques appuis isolés, et non plus de le répartir sous l’ensemble de l’ouvrage. Que l’on veuille construire en hauteur, ou qu’il s’agisse de pallier l’absence d’un sol stable, la concentration des charges impose la réalisation d’une structure autoportante, c’est-à-dire d’un solivage. A l’instar d’un solivage d’une maison, on évolue ici dans le domaine de la charpente, et l’on appliquera ses règles de dimensionnement et de contreventement, autrement dit les règles de portée. En ce qui concerne la construction sur poteaux, dans la plupart des cas, le problème consiste, à l’arrière de la terrasse à se fixer contre la façade d’une maison existante, et à l’avant à prendre appui sur des fondations, surmontées de poteaux. Deux point doivent être particulièrement surveillés. Il faut éviter de créer un piège à eau contre la façade en plaquant la muralière (pièce de bois sur laquelle reposeront les solives) directement contre le mur. Les distanceurs nécessaires pourront par exemple être constituées par les pièces de fixation elles-mêmes. Alors même si les charges en présence sont dix fois moindres que dans le cas d’une construction en béton, les fondations doivent être suffisamment profondes pour atteindre une couche sûre et stable, de préférence à l’abri du gel. Ensuite avec une construction directe sur les fondations, la configuration est identique que la précédente, sauf qu’on se dispense des poteaux. Cette disposition concerne tous les cas de support instable : remblais frais, bord d’un étang, sable lessivable, etc. A la place des poteaux, la structure sera posée et scellée sur les fondations, par l’intermédiaire d’ancres ou d’équerres en acier galvanisé. Résumé de la composition d’une terrasse en bois sur poteaux : fondations en béton sous chaque appui, charpente autoportante constituée de poteaux, d’une muralière, de poutres porteuses et de solives, ancres de poteaux et de muralière, lames de platelage, garde-corps, et enfin un escalier d’accès.

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Les différents types de construction d’une terrasse en bois

La construction d’une terrasse en bois n’obéit pas aux lois traditionnelles du bâtiment ; le poids propre de l’ouvrage et son comportement dans le temps n’ont rien de commun avec des constructions en maçonnerie, en béton ou encore en charpente métallique. La question du support existant est primordiale ; elle conditionnera le choix de la technique ainsi que des composants. Selon les supports rencontrés, les systèmes de construction d'une terrasse en bois se répartissent en deux groupes : les terrasses dont les charges sont réparties sur le sol brut, sur un support dur type carrelage ou béton, ou sur une surface étanche, elles sont réalisées en lambourdes. Quant aux terrasses dont les charges sont concentrées sur des poteaux ou directement sur des fondations, elles sont réalisées en solives et en poutres. Les différents types de construction d’une terrasse en bois : nos explications.
Chantier d’une terrasse sur sol brut
Chantier d’une terrasse sur sol brut

Chantier d’une terrasse sur sol brut : toile de sol, plots réglables, lambourdes traitées en classe 4 et lames de platelage.  Réalisation Architecture du Bois.

À vous de voter :
Terrasse plain-pied posée sur sol brut
Terrasse plain-pied posée sur sol brut

Vue d’une terrasse de plain-pied, posée sur le sol brut. Réalisation Architecture du Bois.

À vous de voter :
Avant-après : terrasse sur sol dur en carrelage
Avant-après : terrasse sur sol dur en carrelage

Terrasse sur sol dur en carrelage : avant-après. Réalisation Architecture du Bois.

À vous de voter :
Terrasse sur étanchéité
Terrasse sur étanchéité

Terrasse sur étanchéité : l’ancien garde-corps a pu être remonté après la pose du platelage. Réalisation Architecture du Bois.

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Terrasses superposées
Terrasses superposées

Terrasses superposées dont les charges sont concentrées sur poteaux. Réalisation Architecture du Bois.

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Commentaire (1)
Par Anonyme le 23/03/2012 à 13:50
  • cela dégage beaucoup de chaleur, douceur qui amènerait à vouloir marcher pied nu.....
Et vous ? Qu'en pensez-vous ?

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