Une pièce à vivre brute et confortable à la fois
Deux pièces, 35 m2 sous les toits, un immeuble modeste au fond d'une cour. Et tout à refaire. Dans cet appartement parisien défraîchi, quelques travaux avaient été engagés, comme des portes retirées, ou une cheminée abattue, pour fluidifier l'espace trop cloisonné. Mais presque rien n'avait changé depuis 20 ans, du papier peint ou du parquet abîmé.
Ayant grandi dans une famille fan de déco, il était tout naturel pour Vincent Viard de faire travailler son imagination et de trouver une solution originale pour sublimer sa première acquisition. L'idée : la rénover à l'envers.
Le parquet est décapé, l'emplacement de l'ancienne cheminée est finalement laissé en évidence. Tout ce qui est abîmé, la peinture écaillée, les tapisseries arrachées, au beau milieu de volumes remodelés par Vincent, deviennent finalement des atouts dans l'appartement. Pour éviter l'aspect trop vieillot, il choisit un mobilier sobre, épuré, mais néanmoins cosy, pour créer une ambiance feutrée et agréable. Un parfait équilibre entre l'appartement brut, et la décoration moderne dans laquelle on se sent à l'aise comme dans un cocon.
Dans la pièce à vivre, les murs clairs unis sont contrastés par des portes de placards très vintage, où les couches de peinture successives -dissimulées sous l'ancien papier peint arraché- sont révélées au grand jour, sans complexe. C'est un canapé fin 19ème qui vient faire le trait d'union idéal, avec ses accoudoirs fatigués et son style indémodable, entre la base désuète de l'appartement et le reste du mobilier plutôt moderne. Autour de lui, un vase Medicis (Flamant) et une sellette de musée en bois. Pour couronner le canapé, un miroir chiné aux puces, et par terre, une collection de portraits anciens, alignés tout simplement, face à un tapis en fourrure.
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