Une ancienne distillerie transformée en lodge

4

Inventrice d'atmosphère, Bambi Sloan a réinventé le passé de cette ancienne distillerie qu'elle a transformé en Lodge. Ainsi, chacune des pièces a pris vie grâce à un personnage imaginaire qui l'habite.

Une famille imaginaire
1/7

Une famille imaginaire


C'est une ancienne distillerie perdue au beau milieu de la lande que Bambi Sloan a transformé en lodge pour les hôtes VIP de la "Isle of Jura Distillery", en Ecosse. Avec ses lambris écaillés et ses moulures rongées par l'air marin, ce ne fut pas une mince affaire pour l'inventrice d'atmosphère que de métamorphoser cette maison abandonnée. Plutôt que d'aménager ce bâtiment de façon impersonnelle, Bambi a décidé de lui inventer un passé, et ainsi de mettre en scène une famille autour du personnage de la tante Martha, une vieille fille passionnée de voyages, qui aurait hérité de cette maison du temps de la reine Victoria et qui l'aurait rempli de ses souvenirs hétéroclites.  Ainsi, ses personnages imaginaires habitent et font vivre chacune des pièces au rythme de leurs activités et de leurs passions.

 

Dans ce superbe salon, le thème de la chasse est mis à l'honneur depuis les murs jusqu'au mobilier. De majestueux bois de cerfs sont accrochés, à l'endroit comme à l'envers, de part et d'autre d'un grand miroir surmontant la cheminée. Egalement montés en lustre, en appliques ou même en tabourets, les massacres et les trophées sont présents partout, sous toutes les formes : cornes d'antilopes, d'impalas et mâchoires de requins. Le patriarche, grand chasseur, issu de l'imagination de Bambi Sloan, prend ici son thé dans des théières anciennes, tout en lisant son journal, confortablement installé dans un des fauteuils Chesterfield en cuir fauve.

Eclairé par un lampadaire à 3 têtes des années 50 rapporté de Barcelone, il se chauffe au coin de la cheminée transformée en poêle.

 

Pour en savoir plus sur l'Écosse et ses côtes sauvages, visitez notre dossier spécial Ecosse.

Par marieclairemaison.com
Le salon de musique
Le salon de musique
 Jérôme Galland/Aleph
Couleurs sombres et style baroque pour ce joli salon où la musique est reine. Au fond de la pièce, de traditionnels bow-windows ont été démolis pour laisser place à de vastes baies ouvertes sur les cieux pensées par Bambi avec l'aide de l'architecte David Wolff. Ici, les petites cousines issues de l'imagination de Bambi jouent au Backgammon à califourchon sur des fauteuils de casino Napoléon III. Une grosse caisse de la fanfare de Savanage surmontée d'un plateau de cuivre martelé marocain, et délicatement posée sur un tapis français dans le style de la Savonnerie, sert de table basse pour les convives. Ces derniers s'asseyent sur de jolis fauteuils anciens ou sur la banquette recouverte d'une couverture de tartan en tweed tissé.  Pour éclairer la pièce, un magnifique lustre comme une couronne lumineuse géante, est suspendu à un ciel de Jura presque sans nuage, peint par la décoratrice d'intérieur.
Le corridor hors du temps
Le corridor hors du temps
 Jérôme Galland/Aleph
Dans ce long corridor menant aux escaliers, le temps semble s'être arrêté. L'horloge récupérée à la gare de Dieppe indique d'ailleurs la même heure depuis maintenant bien des années. On se promène ainsi entre mer et terre, parmi les cerfs figés et les coquillages en suspension.

Sur la gauche, une console baroque enlevée à une villa de la Riviera permet d'y déposer toutes sortes de bibelots ; ici c'est une boule de brindilles qui y a pris place.  En face, on se repose sur une petite banquette en cuir fauve dont les pieds sont en fait des bois de cerfs. Au mur, les animaux servent d'appliques et diffusent une étrange lumière, reflétant les ombres des cornes, ou bien de sonneurs lorsqu'ils ont une cloche autour du cou.

On traverse ainsi ce corridor hors du temps, où l'image des habitants imaginaires se reflète dans les miroirs situés de part et d'autre d'une pièce au charme intemporel.

La cuisine surdimensionnée
La cuisine surdimensionnée
 Jérôme Galland/Aleph
Afin d'obtenir une pièce la plus grande possible, Bambi Sloan a fait abattre les murs de la salle à manger et y a installé une table assez longue pour y convier un grand nombre de convives.  Tout autour, des chaises campagnardes peintes et d'autres chaises "Henri II" en bois décapé sont un joyeux mélange dans cette cuisine éclectique.

Au bout du très long plan de travail, une glacière monumentale venue d'un café brésilien via un brocanteur d'Anvers accueille à son sommet des cartons de single malt, distillé sur l'île du Jura. Au mur, de jolis carreaux céladon chinés chez Emmaüs à Calais, rappellent la couleur de certaines chaises et sont accompagnés de plaques de tôle émaillée récupérées dans une poissonnerie d'Edimbourg.  Enfin, de petites suspensions en cuivre ou en opaline éclairent la pièce avec charme et s'accordent avec les casseroles en cuivre suspendues derrière.

La chambre bleue
La chambre bleue
 Jérôme Galland/Aleph
Pour accueillir les visiteurs de la meilleure manière qui soit, Bambi a crée, non pas de simples chambres à coucher accompagnées de cabinet de toilette, mais plutôt de vastes salles de bains comprenant un lit.

Dans cette chambre aux murs d'un bleu presque blanc, un des nombreux personnages de Bambi prend vie, et c'est une lady nostalgique qui prend son bain dans un "Scottish Tub" en fonte blanche. Pour rester à l'abri des regards indiscrets, elle a brodé un rideau de dentelles qui lui sert de rideau de douche, accroché au plafond à la manière d'un ciel de lit. Un très joli chevet en bois doré, souvenir florentin, lui sert à ranger ses produits de beauté, tandis qu'une applique victorienne de bronze à pampilles diffuse une douce lumière dans la pièce.

Au fond, le miroir du trumeau reflète une chinoiserie XIXe que l'on a transformée en cabinet de toilette.
Le bureau très nature
Le bureau très nature
 Jérôme Galland/Aleph
Dans cette pièce, un jeune lord, émule de Georges Orwell qui se retira sur Jura pour écrire son chef d'œuvre "1984", se retrouve au calme pour pouvoir travailler. Romancier en herbe, il cherche l'inspiration dans une bouteille de "Jura Paps Sacred Mountain", face à une machine à écrire abandonnée puis récupérée sur un trottoir. Il s'assoit confortablement sur un majestueux trône de bois et de fourrure de cerfs, éclairé par un lampadaire en corde 1940, qu'aurait pu dessiner Christian Bérard, lorsque la lumière extérieure n'est pas assez forte. Il n'a besoin que d'un simplissime bureau en bois décapé,  avec des tiroirs lui permettant de ranger ses affaires. Un voile en dentelle faisant office de rideau, le préserve des regards extérieurs, tout en laissant filtrer la lumière du jour. Une pièce toute en matières naturelles ou le silence se fait roi.
Un chevalier qui monte la garde
Un chevalier qui monte la garde
 Jérôme Galland/Aleph
A la croisée des couloirs, on tombe sur une des nombreuses trouvailles de la tante Martha. Cette fois-ci, c'est une vieille armure  poussiéreuse que l'on a repeinte pour en faire le chevalier blanc que la tante n'a rencontré que dans les romans de Walter Scott. Ainsi, le preux chevalier monte la garde, bien sagement dans un coin de la pièce. Mais attention, armé de sa canne-panier et de sa jupe en velours, il est également prêt à accompagner en balade les habitants de la maison, pour la cueillette de champignons et de chardons.

Une maison au charme ancien, dont les personnages romanesques font revivre le passé recomposé.

 

Ce lodge peut-être loué (8/10 personnes) durant certaines périodes. Plus d'infos sur www.isleofjura.com

 

Allez visiter notre dossier spécial Ecosse.

Anonyme le 06/10/2013 à 18:09
  • ...Suite: en + c'est un comble quand on s'appelle Bambi!!!
Anonyme le 06/10/2013 à 18:08
  • Entièrement ok avec l'Anonyme du 21/03/2010 à 23:21, j'ai une sainte horreur des animaux empaillés comme déco, autant en avoir des vivants et choyés!!!
Anonyme le 22/03/2010 à 01:00
  • Un charme fou! Du côté français, on rapprocherait cela d'une ambiance un peu Cocteau, château de la belle et la bête... Seul bémol pour la protectrice animale que je suis: j'espère que les fourrures sont en synthétique et les bois de cerfs à la fois sont superbes et tristes pour ceux qui les arboraient. L'esprit faune archi-oui! mais en vie dehors et en peintures ou en imitation dedans, là je vous dirai 1000 bravos ;)
Ecrire un commentaire

Pour que votre commentaire soit signé de votre pseudo, merci de vous connecter.

Je déclare avoir pris connaissance et avoir accepté la Charte
vidéos
newsletter