La poissonnerie présente : Rob Van Veggel
Exposition peinture (article d'un internaute)
Rob VAN VEGGEL
peintures
du 5 au 23 juin 2010
vernissage samedi 5 juin à 19h
Né à Herleen aux Pays Bas, Rob Van Veggel arrive en France en 1978. Après une formation en menuiserie, il s’installe dans le Gers en 1983. A la suite d’un accident de la route, et après de multiples petits boulots, il s’engage sur la voie de la peinture, en autodidacte, à partir de 1988. Dès 1990, il expose son travail. Rob Van Veggel vit et travaille toujours dans le Gers.
Son atelier tout en bois, protégé par un grand chêne, couronne la colline. De là, son regard s’imprègne de l’étendue des forêts et des champs de la campagne gersoise. Ce ne sont pas les hommes qui dérangent son paysage mais la nature qui s’impose.
Au premier regard, Rob est un peintre dit abstrait. En effet, des images identifiables ne sautent pas aux yeux. Il dit lui-même : « depuis longtemps, je me demande ce que je peins, la peinture dépasse mes pensées ».
Pourtant, par la composition même de la toile et les signes dessinés ou gravés, on ne peut s’empêcher de voir, d’imaginer des paysages ou des natures mortes. Composition centrée, valeurs claires en haut, plages sombres et horizontales en bas, éléments verticaux : arbres ? constructions ? vases ? croix ? Paysages mentaux certes, qui n’empruntent du réel qu’un dessin simplifié, un signe évocateur, parfois répété comme un leitmotiv.
Sa préoccupation de l’écologie semble affleurer dans son œuvre. Graines, feuilles, sont des motifs récurrents, répétés, ordonnés, qui s’apparentent à la plantation du jardinier, comme si la nature se régénérait dans sa peinture.
La palette est gaie, lumineuse, rythmée par une écriture noire qui s’immisce entre des plages colorées passées d’un geste rapide et nerveux. La gamme des bruns joue avec des orangers agressifs, des rouges lumineux, des verts profonds et des bleus sombres. La couleur et le signe semblent en conflit : le noir initial, premier geste du peintre sur la surface blanche du papier, effacé, recouvert, resurgit en surface avec force.
Rob travaille à la gouache sur du papier, soit présenté sous-verre, soit marouflé sur toile. Cette technique l’oblige à une certaine rapidité pour que les couleurs ne se mélangent pas, mais aussi à une certaine lenteur puisqu’il faut que la couleur soit sèche avant de passer à la suivante. Ainsi s’élabore couche après couche une peinture vivante, gestuelle, gardant en mémoire les dessous, jouant sur les transparences. L’intrusion du gribouillis et de collages produit une rupture dans la matière lisse de la peinture par leur opacité et leur texture. Des écrits, feuilles arrachées à des missels, articles de presse, renvoient aux interrogations de l’artiste. « J’ai toujours eu un problème avec l’idolâtrie » dit-il.
La peinture de Rob, réalisée avec des moyens simples : papier, gouache, fonctionne par indices. Espace, couleur, lumière, signes, c’est une peinture instinctive et énergique dans la lignée de l’expressionnisme abstrait qui éveille en chacun une interrogation sur le monde qui nous entoure.
Anto Alquier
Par :
lapoissonneie >>>
Mes Favoris
Envoyer
Commentez





Dossier précédent



