En Grèce, un cabanon typique transformé en maison de vacances de charme
Une maison au cœur d’un village, deux cabanons au milieu des chèvres et des oliviers... l’image éternelle d’une Grèce qui fait toujours rêver.
Une histoire de famille
Voilà des années que cette famille aixoise passe tous ses étés en Grèce. D’île en île, parents et enfants ont trouvé leur éden à Sifnos. Ils y ont adopté une maison de village plus que centenaire dont ils ont préservé charme et authenticité.
Le cabanon en pierres sèches surplombe les collines en restanques. On s’attarde à toute heure sur la terrasse au mobilier simplissime en fer peint, près d’un vieil olivier.
La cour
Julien Oppenheim
La disposition d’origine a été conservée, avec ses petites pièces ordonnées autour d’une cour-jardin qui permet à chacun de circuler librement et de vivre à son rythme. Cette cour est une pièce à part entière. A côté du lavoir en pierre, un tuyau d’arrosage fait office de douche.
Sous la niche
Julien Oppenheim
Sous une niche bibliothèque d’origine, le canapé est composé d’une banquette en maçonnerie recouverte d’un drap de lin et de coussins en toile à matelas et à torchons. Meubles et objets proviennent des brocantes et des bazars locaux. Et comme le veut la tradition, les murs sont chaque année passés à la chaux qui protège la maison de la chaleur tout en l’inondant de lumière.
La chambre
Julien Oppenheim
Le lit en bois gris clair a été trouvé dans la maison du village. La moustiquaire, indispensable, a simplement été punaisée aux poutres du plafond. La table de nuit est un petit banc et les quatre tableaux en carton marouflé sur fer rouillé sont des œuvres de Raymond Galle.
La salle d'eau
Julien Oppenheim
La salle d’eau a été aménagée dans le second cabanon (appelé "Thimonias", où les bergers faisaient la sieste, confectionnaient leurs fromages et mettaient leurs chèvres à l’abri des intempéries). Pas de bac à douche, mais un sol en pente et une bonde. Le lavabo, apporté de France, trône au centre de la pièce. Les seaux en métal galvanisé et les petits bancs ont été trouvés dans des bazars locaux.
La cuisine rudimentaire
Julien Oppenheim
Dans le cabanon, l’évier est encastré dans une petite structure maçonnée qui intègre quelques étagères. L’aménagement est encore plus sommaire. Mais ici le vrai luxe, ce sont la lumière, le soleil, la mer et les odeurs.
Sous la treille
Julien Oppenheim
On s’installe sous la treille sur des chaises paillées et des fauteuils en bois et toile pour lire, bavarder ou jouer aux cartes à tout heure.
Le toit-terrasse
Julien Oppenheim
Du toit terrasse, on surplombe l’annexe de la maison qui servait d’étable avant de devenir une chambre. Celle-ci est ceinturée de banquettes en pierre et maçonnerie. Elles sont recouvertes de lirettes, des bouts de chiffons tissés qui font office de coussins.