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Parmi les 12 marchés ouverts tous les week-end qui les composent, nous nous sommes arrêtés plus particulièrement à Paul-Bert, Vernaison et Malassis, avec quelques brèves incursions à Dauphine.
www.parispuces.com
LE MARCHE PAUL-BERT
Entrée 96, rue des Rosiers.
Colonial Concept
En investissant en septembre dernier ce pavillon de 1901 où la Compagnie des chemins de fer du Nord logeait autrefois ses ouvriers, François Daneck voulait en faire "une maison de voyage" à la Pierre Loti. Pari réussi avec l'aide du décorateur Yannick Cinelli, dès l'entrée et le jardin exotique planté de bananiers et de palmiers. Sur trois étages, comme dans une maison habitée depuis toujours par un explorateur, de très beaux meubles cubains des années 40 côtoient des pièces créées par François Daneck dans un esprit colonial, des peaux de bêtes, des objets d'art primitif, des souvenirs des anciennes colonies, de sublimes oiseaux exotiques naturalisés... Au cœur de ce mélange hétéroclite de grande qualité, le cabinet de curiosités installé dans une alcôve présente une collection spectaculaire d'objets amazoniens... Il faut faire le voyage dans cette maison où chaque recoin réserve une surprise. À ne pas manquer, fin septembre, une exposition de peintres et sculpteurs africanistes du début du XXe siècle.
La Petite Maison
Deux numéros plus loin, un autre pavillon couvert de vigne vierge dont le décor, aménagé comme une maison, change tous les week-ends, meubles baroques façon folies du XVIIIe, objets de curiosité, fragments d'architecture, atmosphères étranges et oniriques. Le jardinet sert d'écrin à des salons en rocaille, des sculptures en fonte et d'immenses amphores de terre vernissée.
Michel Morin et Joël Lebas
L'un est expert en art populaire, l'autre, ancien décorateur, porte un regard particulier sur les éléments d'architecture. Ainsi, à côté de jolies pièces de vannerie, d'un meuble de magasin du XIXe ou d'immenses jarres auvergnates en buis du XVIIIe qui servaient autrefois de saloirs, on rencontre des épis de faîtage, un coq de clocher, un œil-de-bœuf transformé en miroir, un trépied de géomètre en lampadaire, une balustre ou un soupirail devenus des lampes. Au premier étage se trouve le "grenier", réservé aux objets de charme : quilles anciennes, panneaux peints d'une baraque foraine ou rare enseigne de sabotier.
Michel Peraches et Éric Miele
Rien que des coups de cœur, mais très volumineux, dans ce stand tout en longueur où les meubles industriels, casiers en fer de l'armée, gigantesques balises de terrain d'atterrissage, voisinent avec des tapis de sport 1930 en cuir qui peuvent servir de tables, un crâne d'éléphant, une statue religieuse polychrome du XVe siècle ou une magnifique et rare cheminée en bois du XVIIe. Un inventaire plus qu'éclectique pour des objets "qui ont une âme"...
Christiane Valli
Meuble à étagères des années 30 destiné aux pièces mécaniques, projecteur de cinéma détourné en lampadaire, bureau métallique à tirette façon table de bijoutier ou suspension de magasin années 50... Si Christiane Valli aime tant les meubles industriels, c'est qu'ils ne sont pas que "déco". Calibrés au centimètre près pour coller à leur usage, ils sont pour elle le reflet d'un savoir-faire et d'une esthétique qui ont toujours leur place et leur fonction, quelles que soient les modes.
Frank Morel
Il ne cherche pas à tout prix les grandes signatures lorsqu'il part à la recherche des meubles et des objets des années 50 à 80. Mais, dans son stand, à côté d'un luxueux meuble en Formica façon marbre venu d'une boutique Dior, il y a tout de même des fauteuils de Pierre Paulin, un buffet de Florence Knoll, des chaises de Pierre Guariche, une table roulante de Mathieu Matégot et, au mur, de grands personnages en acier brossé dessinés par Keith Harring dans les années 70 pour les Galeries Lafayette de Strasbourg...
Artrium
À côté des belles céramiques signées Capron, Jouve, Ruelland ou Mado Jolain, des étagères à modules multicolores de Mathieu Matégot (1956), des sièges "Barcelona" de Mies van der Rohe ou un ravissant bureau de dame de Jean Pascaud en palissandre sont les pièces maîtresses de cet intéressant stand spécialisé dans les années 1920 à 1970.
Laurence Lenglare
Elle aime les choses surdimensionnées, surprenantes, qui ont une histoire, comme ce monumental lustre de château en bois du XIXe, ce très haut miroir décoré de bois de cerf ou cette encoignure suédoise. Ils partagent la vedette avec de beaux portraits, pastels Restauration ou profils des années 40, dans cet antre de la déco néo-classique où tout se mélange avec esprit.
Et aussi...
Art'Mature
Dans une petite maison à l'entrée du marché, des portes en bois ouvragé et d'étranges ornements de parc et de jardin, statues, tables en ciment et coquillages ou fontaine du XVIIIe à feuilles d'acanthe représentant deux cochons qui regardent l'eau s'écouler d'une tête de lion... Surprenant.
Bachelier
L'incontournable temple de l'art populaire, avec ses meubles de métier et ses magnifiques objets de terre vernissée qui racontent l'histoire de la gastronomie.
Fête d'automne de Paul-Bert. Les 27, 28 et 29 septembre.
LE MARCHE VERNAISON
Entrée : 99, rue des Rosiers/136, avenue Michelet.
Quinze
Ça swingue dans la boutique spécial années 60-70 de Jacques Apelbaum. De l'orange, du jaune, du rouge et du plastique pour une multitude d'objets domestiques et ménager : séchoirs Krups tout ronds, seaux à glace/pommes.... Et puis des tissus à grosses fleurs multicolores, une très belle collection scandinave avec des meubles signés Hans Wegner, des verreries Holmegaard et la fameuse cocotte en tôle émaillée jaune dessinée en 1954 par Quistgaard. Au plafond sont accrochées des dizaines de suspensions, nées pendant ces années productives et joyeuses.
Yachting & Fishing
Un stand vivant, charmant, insolite, consacré d'un côté à la pêche, avec des cannes anciennes en bambou, des moulinets, des mouches et des vieux catalogues ; de l'autre aux marins, avec de superbes maquettes artisanales, des ivoires de morse gravés, des bouteilles à paysage et les fameuses terres cuites de l'Isle-Adam. Un coin est réservé aux grands paquebots : cendriers, jeux de cartes, portes à hublot ou plats en métal argenté des salles à manger de première classe racontent l'histoire d'une époque et d'un luxe révolus.
Janine Giovannoni
On rentre dans cette grande boutique comme on l'aurait fait autrefois dans un "magasin de nouveautés" pour choisir son trousseau. Un grand comptoir de bois ciré pour présenter les étoffes, des armoires où trônent des piles de linge de maison soigneusement plié, draps en dentelles et jours de Venise, parures en piqué, serviettes d'office, nappes damassées, boutis, torchons au mètre, chanvre, lin, métis... Qu'on le détourne ou qu'on l'utilise comme autrefois, le linge ancien est toujours aussi enthousiasmant.
Patrick Molina
Voila 17 ans qu'il expose ici son goût pour l'art populaire régional des XVIIe au XIXe siècles, avec un faible pour la Provence (très jolie farinière en bois), la Bourgogne (table de dentellière en noyer XVIIIe) et




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