Douche italienne : réussir son aménagement

Contemporaine, la douche italienne se fond dans le décor et séduit les amoureux de design et d’aménagements léchés. Depuis plusieurs années, l’engouement pour les douches italiennes ne se dément pas. Pour réussir l’installation de la vôtre, voici les précautions à prendre.

Craquer pour une douche italienne

Plus d’espace, plus de confort, qui ne se laisserait pas tenter par l’installation d’une douche à l’italienne ? D’autant qu’en plus d’être spacieuses, elles font gagner de la place ! De plain pied, elles se logent le plus souvent au coin de la pièce, épousant le sol et les murs, si bien que seuls le receveur encastré dans le sol et la robinetterie permettent de les repérer. Sans aucun obstacle au sol, elles s’implantent en parfaite continuité avec le reste de la pièce, au point parfois d’être quasiment invisibles. Autre avantage, cette configuration facilite l’entretien et donc l’hygiène générale d’une pièce qu’il est essentiel de garder propre.

S’adaptant à toutes les configurations, puisqu’elle n’a d’autre périmètre que celui que vous lui donnerez, une douche italienne peut s’envisager dans toutes les dimensions. Et si elle convient aussi bien aux espaces réduits qu’aux volumes les plus généreux, elle évite toujours l’inconfortable sensation d’étroitesse que l’on ressent dans une douche fermée classique. Mais tous ces atouts ont malgré tout un prix à payer, car une douche à l’italienne nécessite plus de précautions d’installation qu’un simple bac traditionnel.

Étanchéité, évacuation des eaux usées, encastrement de la plomberie, l’installation requiert un soin particulier, et même souvent des travaux conséquents. D’autant qu’il s’agit d’éviter toute mauvaise surprise, car une malfaçon pourrait mettre en péril bien plus que la seule salle de bain ! Enfin -même si cet inconvénient peut se révéler aussi un avantage- une douche italienne implique de prévoir des finitions de revêtement qui ne sont pas nécessaires dans les modèles fermés habituels. Une liberté qui laisse la place à plus de solutions, et permet donc toutes les audaces esthétiques, mais qui demande un investissement supplémentaire. Toutes ces précautions et ces contraintes d’installation se traduisent par un coût plus important qu’une douche classique, tant à l’achat qu’à l’installation. Pour ne surtout pas regretter d’avoir fait les choses à moitié, voici tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

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Douche italienne : Assurer l’évacuation

Le bon écoulement des eaux usées est absolument indispensable pour éviter la stagnation et ses désastreuses conséquences. Toutefois une douche italienne implique l’encastrement du receveur, d’un siphon et d’une bonde d’évacuation, ainsi que des canalisations qui devront respecter une pente d’environ 3 cm par mètre. Des éléments techniques qui imposent d’avoir au moins 10 cm disponibles dans le plancher pour les y cacher. En construction, c’est assez facile à prévoir, mais en rénovation, cette contrainte peut se révéler problématique. Si un décaissement du plancher n’est pas possible, on peut choisir de surélever la douche sur une marche, ou de rehausser tout le sol de la salle de bain pour conserver l’effet de plain pied. Il s’agit là de travaux importants qui peuvent considérablement faire grimper la facture et constituent souvent le principal frein dans l’installation d’une douche à l’italienne. La première question à se poser est donc la configuration de son logement, et de sa salle de bain, et la possibilité d’encastrement de son futur équipement. Enfin, il faut aussi noter que les colonnes de douches hydromassantes sont à proscrire si l’évacuation de votre douche italienne n’est pas optimale, car de tels équipements brassent une très grande quantité d’eau.

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Douche italienne : Une étanchéité irréprochable

Il va sans dire qu’il faut absolument préserver la salle de bain de toute infiltration d’eau qui pourrait entraîner des avaries. Afin d’éviter les moisissures et autres décollement de peinture ou de carrelage, l’étanchéité d’une douche italienne est donc fondamentale. Si cela commence bien sûr par une bonne évacuation des eaux, il convient aussi de s’assurer que la totalité de l’espace douche soit hermétique. Tous les composants utilisés, des revêtements aux jointements en passant par les cloisons, doivent donc être hydrofuges, pour que l’eau s’écoule jusqu’au système d’évacuation sans jamais s’infiltrer. Mais il faut aussi préserver le reste de la pièce des éclaboussures et des vapeurs humides. On pourra choisir entre maçonner un mur pour créer une alcôve, installer une paroi de verre ou tout simplement agrandir le diamètre de la zone étanche de quelques dizaines de centimètres. Des mesures d’autant plus indispensables si votre salle d’eau se situe en étage où une fuite vous exposerait à un dégât des eaux.

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Douche italienne : Des finitions particulières

Aux murs, mais aussi au sol, la création d’une douche à l’italienne nécessite de mettre en œuvre des revêtements aux qualités hydrofuges pour assurer le bon écoulement de l’eau. Dans les douches traditionnelles, le sol se compose d’un bac d’un seul tenant, en céramique, en pierre ou en plastique. Mais dans la version italienne de nombreuses possibilités s’offrent à vous. La plus esthétique étant d’installer un revêtement de sol uniforme dans toute la salle de bain, et profiter visuellement de la continuité de plain pied entre chaque espace. Le bois, le carrelage, le béton, la pierre, ou même les galets, dans toutes les teintes et sous toutes les formes, il est possible de jouer pleinement la carte des matériaux, tant qu’on les met en œuvre le long d’une pente adéquate et qu’on s’assure de leur étanchéité. La mise en œuvre d’un sol et de murs parfaitement imperméable, mais aussi de la pente du système d’évacuation requièrent une parfaite maîtrise. Pour que le résultat soit aussi esthétique qu’efficace, il est donc fortement recommandé de s’adresser à un spécialiste.

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Douche italienne : L’intervention d’un spécialiste

On trouve dans le commerce des kits prêts à l’emploi qui proposent d’installer soi-même une douche à l’italienne. Mais pour toutes les raisons évoquées précédemment, il est évident qu’il vaut mieux confier cette tâche à un professionnel qualifié (plombier/carreleur) qui saura mettre en œuvre toutes les précautions indispensables à la pérennité de votre salle de bain. Au-delà de son savoir-faire et de la garantie décennale qui vous protégera des malfaçons, un spécialiste saura vous conseiller pour l’ensemble de votre projet. Matériaux, emplacement, robinetterie, son regard d’expert pourrait en outre vous être très utile et l’argent investit pour son intervention est un investissement indispensable.

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Douche italienne : Le prix de la qualité

Entre des matériaux spécifiques, des éléments techniques robustes et calibrés et une mise en œuvre qualifiée, la facture de l’installation d’une douche italienne peut très vite grimper. Mais pour la pérennité de votre installation, il s’agira de ne pas chercher à faire des économies sur la qualité. Renseignez-vous plutôt sur le prix des différents matériaux de revêtement et faites jouer la concurrence entre les artisans en multipliant les devis. Si les « organes » d’une douche italienne (évacuation, siphon, receveur…) coutent entre 300 et 500 euros, il faudra encore compter le prix de la colonne de douche (environ 500 euros), des revêtements de sol et de mur, des éléments de plomberie et de la main d’œuvre, soit une enveloppe totale d’au moins 2000 euros.

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Par Pierre Lesieur
Date de publication : 26/04/2016 à 16:07

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