La Ligurie, éternelle Riviera

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De Gênes à Lerici, balade dans les stations balnéaires de la Riviera italienne aux charmes préservés.

Une côte aux charmes préservés
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Une côte aux charmes préservés


De Gênes à la frontière toscane, de ports ravissants en promontoires plongeant à pic dans la mer, la côte ligure déroule une suite de paysages miraculeusement préservés des excès immobiliers qu'il faut découvrir hors saison pour y goûter le charme intemporel d'une Riviera italienne toujours vivante. Notre itinéraire part du centre historique de Gênes, ancienne capitale de la République ligure, vers La Riviera du Levant, Portofino la mondaine. Puis direction les Cinq Terres, cinq bourgs maritimes accrochés aux falaises le long de la côté la plus sauvage de Ligurie, inscrits au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco pour finir à Lerici, dont la vieille ville préservée déroule ses ruelles jusqu'à l'imposant château du XIIIe siècle.
Par marieclairemaison.com
Escale à Gênes
Escale à Gênes
 Vincent Leroux / Temps Machine
En partant du haut de la colline, il faut arpenter la via Garibaldi et pousser la porte des palais somptueux qui la bordent pour admirer les façades et les cours. À visiter, le palazzo Lomellino et sa cour-atrium (au n° 7), le grandiose palazzo Tursi devenu l'hôtel de ville (au n° 9) et le palazzo Rosso, ses fresques et ses peintures de Dürer, Van Dyck et Veronese (au N° 18,), et plus bas, le palazzo Spinola, une merveille qui accueille la Galerie nationale ligure et sa riche pinacothèque (piazza Pellicceria 1). Notre préféré : le palazzo del Principe construit vers 1520 et ses sublimes jardins à l'italienne (via Adua 6).
Puis pour découvrir la Gênes bourgeoise du XIXe et du tournant du siècle, mêlant néo-baroque et Art nouveau, l'élégante via Roma et la galerie couverte Mazzini, rendez-vous des écrivains et des artistes au début du XXe siècle. Enfin, au sud de la cathédrale San Lorenzo, la vieille ville et son labyrinthe de sombres venelles qui mène au vieux port. Autour de la piazza delle Erbe (photo), nombreux cafés populaires typiques comme le bar Berto, vieux café génois resté dans son jus (au n° 6).
Hôtels et restaurants à Gênes
Hôtels et restaurants à Gênes
 Vincent Leroux / Temps Machine
À l'étage noble d'un palais historique récemment restauré, la locanda di palazzo Cicala(photo) aux grandes chambres lumineuses au plafond voûté, décorées de meubles ultra-design totalement inattendus (De 130 à 210 € la ch. dble, piazza San Lorenzo 16, 010 251 88 24). Pour une immersion dans le vieux Gênes, le délicieux hôtel Cristoforo Colombo avec ses chambres de charme et son adorable terrasse sur le toit (de 80 à 95 € la ch. dble, via Porta Soprana 59, 010 251 36 43).
Près de la cathédrale San Lorenzo, la Antica Trattoria Sà Pesta, branchée, populaire et pas chère, propose toutes les tartes génoises et les farinate (galette à la farine de pois chiche et à l'huile d'olive). Sur la terrasse du Gran Ristoro, on goûtera l'un des 150 panini et les vins de pays. Côté douceurs : le salon de thé Klaingutti (1828) où Verdi s'installait volontiers, stucs, miroirs et biscuits divins.

Pour connaître les autres adresses de restaurants,
Quelques boutiques de Gênes
Quelques boutiques de Gênes
 Vincent Leroux / Temps Machine
Pasta fresca Fabio propose toutes les pâtes de la région à déguste ici avec un pesto extraordinaire (via Canneto il Lungo 26 R) ; Antica Barbieria Liberty (photo), une boutique de barbier-monument historique, chef-d'oeuvre de l'Art Déco italien (vico dei Caprettari 14 R) ; Finollo où la même famille confectionne depuis la fin du XIXe chemises, cravates, caleçons et plastrons... dans un décor-musée du plus pur style Art Nouveau (via Roma 38) ; Galleria Imperiale, un très bon antiquaire (objets baroques et meubles grand style) installé au rez-de-chaussée du Palais impérial construit en 1560 (Campetto 8) et la Libreria di Piazza delle Erbe pour ses livres anciens consacrés à Gênes et sa région (au n° 25).
De Gênes à Portofino
De Gênes à Portofino
 Vincent Leroux / Temps Machine
Une fois quittée Gênes, c'est la Riviera du Levant qui commence. À quelques kilomètres, Nervi mérite un arrêt pour sa promenade Anita Garibaldi et ses villas historiques à visiter. Après avoir longé la côte, arrivée à Camogli, avec ses maisons multicolores qui plongent dans le golfe Paradiso, ce joli port célèbre pour sa Sagra del Pesce, une fête (le 2e dimanche de mai) où l'on grille le poisson dans la rue. Poissons que l'on déguste chez Rosa e il Capriccio. Autre bonne adresse, O Becco fin, pour se régaler de fougasses à l'huile d'olive nappées de fromage fondu. Depuis Camogli, très belles excursions en bateau tout autour du promontoire de Portofino (renseignements à l'office du tourisme, via XX-Settembre 33, 0185 77 10 66, ou à la compagnie Golfo Paradiso, 0185 77 20 91). Quelques kilomètres encore et l'on posera ses valises à Santa Margherita Ligure, station balnéaire qui borde le golfe du Tigullio. À visiter absolument, la villa Durazzo (photo) et pour une nuit de folie, direction le Grand Hotel Miramare, un vrai palace de la Riviera super luxe(de 239 à 356 € la chambre double avec vue sur la mer, 0185 28 70 13, www.grandhotelmiramare.it).
Pour connaître notre circuit jusqu'à Portofino
De Portofino aux Cinq Terres
De Portofino aux Cinq Terres
 Vincent Leroux / Temps Machine
Direction Chiavari, charmante ville renommée dès le début du XIXe pour ses chaises en bois tourné d'une extrême légèreté. Seuls quelques artisans font perdurer aujourd'hui cette tradition. A visiter le palazzo Rocca, avant de partir à la découvertes de la via Martiri-della-Liberazione et ses boutiques aux étonnants décors d'époque. Déjeuner chez Da Vittorio, petit resto sympa à l'excellente cuisine locale, ou à l'Antica Osteria da Ü Dria où l'on déguste des pâtes formidables et une huile d'olive maison fort goûteuse. Ne pas manquer le Gran Caffé Defilla, pour manger un gâteau ou une glace assis sur les fameuses chaises de Chiavari dans un décor du tournant du siècle. Enfin, Chiavari abrite beaucoup de brocantes et d'antiquaires et un intéressant marché aux Puces chaque deuxième week-end du mois, sous les arcades de la Carugio Dritto. Bref arrêt à Lavagna pour visiter la très belle Casa Carbone au décor XIXe intact, avant d'arriver à Moneglia, bourg marin qui abrite un endroit magique pour passer la nuit : le Castello di Monleone (photo) un bed & breakfast de cinq chambres juché sur une colline avec une vue époustouflante sur Portofino d'un côté et les Cinq Terres de l'autre .

Le Cinqueterre
Le Cinqueterre
 Vincent Leroux / Temps Machine
Inscrites au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, parc national protégé, ces Cinq Terres sont cinq bourgs maritimes accrochés aux falaises le long de la côte la plus sauvage de Ligurie. Mieux vaut y accéder par le train ou le bateau et s'y perdre à pied, dans un paysage intouché de maquis, d'oliviers, de vignes en terrasses. Voici d'abord Monterosso, le plus grand, situé dans une belle crique, puis le merveilleux Vernazza (photo), posé sur la roche escarpée à l'embouchure d'un torrent. Viennent ensuite Corniglia la rurale, juchée sur une colline tapissée de vignobles posés sur des terrasses étagées à pic, puis Manarola et ses petites maisons colorées à pic sur la mer avant d'emprunter la via dell'Amore, un sentier taillé dans les rochers qui plonge vers la mer, pour arriver à Riomaggiore, dernière des Cinq Terres.

Pour connaitre l'ensemble des adresses de cet itinéraire
De La Spezia à Lerici
De La Spezia à Lerici
 Vincent Leroux / Temps Machine
Inutile de s'éterniser à La Spezia, sauf pour y débusquer quelques-uns des nombreux monuments typiques du style Liberty (l'Art Nouveau italien), dont la surprenante villa Marmori, aujourd'hui Conservatoire de musique. Départ pour une balade au long du golfe des Poètes, jusqu'au bout de la péninsule et Portovenere, inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, un de ces petits ports ravissants et colorés. Déjeuner de l'autre côté du golfe, dans la plus discrète Lerici, avec sa vieille ville préservée et son imposant château construit au XIIIe siècle par les Génois. Toutes les spécialités poissonnières du golfe sont servies au restaurant Vecchia. Détour par la splendide villa Marigola (photo), ses jardins à l'italienne et sa vue incomparable sur le golfe, avant la dernière surprise du voyage à Tellaro, un petit village médiéval voisin, peut-être l'un des plus beaux de la côte. Dans une maison banale des années 50, la Locanda Miranda, est un hôtel très joliment meublé qui cache un vrai restaurant gastronomique. L'excellent chef et propriétaire du lieu, Angelo Cabani, y compose exclusivement pour ses hôtes une cuisine très créative à partir des ingrédients locaux. Le menu dégustation est une merveille (100 € la ch. dble, via Fiascherino 92, 0187 96 81 30).




Votre voyage
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Office de tourisme italien, 23, rue de la Paix, 75002 Paris, enit-france.com
Office de tourisme de Gênes, (00 39) 010 6 01 52 47 et apt.genova.it
Office de tourisme de Portofino, 0185 26 90 24 et apttigullio.ligura.it
Pour la Ligurie, 0100 0 53 08 21 et turismoinligura.it
Office de tourisme de La Spezia (le Cinqueterre et Lerici), 0 187 77 09 00 et aptcinqueterre.sp.it
Air France assure Brit Air 3 vols quotidiens Paris/Gênes, A/R à partir de 212 €. Infos : 0820 820 820 et www.airfrance.fr
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 DR Corbis

ESCALE à GÊNES
Ancienne capitale de la République ligure, Gênes est aujourd'hui un port immense cerné d'une zone industrielle qui s'étire sur près de trente kilomètres en amphithéâtre sur la mer. C'est son centre historique, le plus vaste d'Europe, qui lui fait mériter encore son surnom de Gênes la Superbe. En partant du haut de la colline, il faut arpenter la via Garibaldi, anciennement Strada Nuova, dont les terrains, au XVIe siècle, furent vendus aux cinq familles d'armateurs les plus riches de la ville, et pousser la porte des palais somptueux qui la bordent pour admirer les façades et les cours, plus belles les unes que les autres. À visiter, le palazzo Lomellino et sa cour-atrium décorée de nymphées (au n° 7, ouvert tous les jours de 10 h à 19 h sauf le lundi, du 9 avril au 31 décembre), le grandiose palazzo Tursi devenu l'hôtel de ville avec sa cour bordée d'arcades et ses jardins suspendus (au n° 9, ouvert tous les jours sauf le lundi de 9 h à 19 h, sam. et dim. de 10 h à 19 h) et le palazzo Rosso, ses fresques et ses peintures de Dürer, Van Dyck et Veronese (au N° 18, ouvert tous les jours sauf le lundi de 9 h à 19 h, sam. et dim. de 10 h à 19 h, www.museopalazzorosso.it). À ne pas manquer, plus bas, au détour d'une ruelle, le palazzo Spinola, une merveille qui accueille la Galerie nationale ligure et sa riche pinacothèque (piazza Pellicceria 1, ouvert du mardi au sam. de 8 h 30 à 19 h 30, dim. de 13 h à 20 h). Notre préféré : le palazzo del Principe construit dans les années 1520 et ses sublimes jardins à l'italienne surplombant la mer (via Adua 6, www.palazzodelprincipe.it, ouvert du mardi au dim. de 10 h à 17 h).
Pour découvrir la Gênes bourgeoise du XIXe et du tournant du siècle, mêlant néo-baroque et Art nouveau, il suffit de se promener autour de l'élégante via Roma et d'arpenter la galerie couverte Mazzini, rendez-vous des écrivains et des artistes au début du XXe siècle.
Enfin, au sud de la cathédrale San Lorenzo, commence la vieille ville et son labyrinthe de sombres venelles qui mène au vieux port. Autour de la piazza delle Erbe, nombreux sont les cafés populaires où l'on peut s'arrêter pour boire un verre. Le plus typique : le bar Berto, vieux café génois resté dans son jus (au n° 6).

DEUX HôTELS
À l'étage noble d'un palais historique récemment restauré, face à la cathédrale, la locanda di palazzo Cicala propose de grandes chambres lumineuses au plafond voûté, décorées de meubles ultra-design totalement inattendus (De 170 à 210 € la ch. dble, piazza San Lorenzo 16, 010 251 88 24, www.palazzocicala.it). Pour une immersion dans le vieux Gênes, on choisira le délicieux hôtel Cristoforo Colombo, pour ses chambres de charme et son adorable terrasse sur le toit (de 80 à 95 € la ch. dble, via Porta Soprana 59, 010 251 36 43, www.hotelcolombo.it).

Quelques restaurants à Gênes
Près de la cathédrale San Lorenzo, la Antica Trattoria Sà Pesta, à la fois branchée, populaire et pas chère, propose toutes les tartes génoises et les farinate (galette à la farine de pois chiche et à l'huile d'olive) dans un décor de carrelages blancs très 1900 (via Giustiniani 16 R, 010 246 83 36). Sur la terrasse du Gran Ristoro, on goûtera l'un des 150 panini avec charcuteries régionales et les vins de pays (via Sottoripa 27 R, 010 247 31 27). Situé sous les arcades du port, dans un décor traditionnel des années 50, le Da Vittorio reste l'une des meilleures adresses de Gênes (assez chère) pour ses poissons d'une rare fraîcheur (via Sottoripa 59 R, 010 247 29 27). Enfin, à la cantine Squarciafico, rendez-vous de la jeunesse génoise, on déguste toutes les spécialités (daurade à la ligure, ravioli sauce aux noix, minestrone alla genovese) dans les caves somptueuses d'un palais du XVIe (piazza Invrea 3 R, 010 247 08 23).
Côté douceurs, quatre adresses incontournables tant pour leur architecture que pour la qualité de leurs produits : le café Mangini (1876), ses pâtisseries délicieuses et son décor fin XIXe avec boiseries, lustre en cristal et sol en damier (piazza Corvetto 3 R, 010 56 40 13) ; le salon de thé Klaingutti (1828) où Verdi s'installait volontiers, stucs, miroirs et biscuits divins (piazza Soziglia 98 R, 010 247 45 52) ; Pietro Romanengo (1805), la plus célèbre confiserie de Gênes tapissée de marbres et de bois aussi précieux que ses marrons glacés à la fleur d'oranger, ses fruits confits et autres pandolce - brioches aux raisins - (via Orefici 31 R) ; F. Traverso (1893), renommé pour l'excellence de ses chocolats (via di Porta Soprana 45 R).

QUELQUES BOUTiQUES
Pasta fresca Fabio propose toutes les pâtes de la région que l'on déguste ici avec un pesto extraordinairement parfumé (via Canneto il Lungo 26 R) ; Antica Barbieria Liberty, une boutique de barbier-monument historique, chef-d'œuvre de l'Art Déco italien (vico dei Caprettari 14 R) ; Finollo où la même famille confectionne sur mesure depuis la fin du XIXe chemises, cravates, caleçons et plastrons plissés dans un décor-musée du plus pur style Art Nouveau (via Roma 38) ; Galleria Imperiale, un très bon antiquaire (objets baroques et meubles grand style) installé au rez-de-chaussée du Palais impérial construit en 1560 (Campetto 8) et la Libreria di Piazza delle Erbe pour ses livres anciens consacrés à Gênes et sa région (au n° 25).

DE GÊNES À PORTOFINO
Une fois quittée Gênes, c'est la Riviera du Levant qui commence. À quelques kilomètres, Nervi mérite qu'on s'y arrête pour sa promenade Anita Garibaldi, deux kilomètres de jardins en bord de mer ponctués de sympathiques terrasses de cafés, et ses villas historiques dont certaines se visitent. Ouverte récemment dans la villa Saluzzo Serra, la Galleria d'Arte Moderna expose de belles pièces de l'art régional italien du tournant du siècle (via Capolungo 3, du mardi au dim. de 10 h à 19 h) tandis que la villa Grimaldi Fassio, construite fin XVIIIe, présente la très intéressante collection de meubles et d'œuvres d'art de la famille Frugone (via Capolungo 9, du mardi au vendredi de 9 h à 19 h, sam. et dim. de 10 h à 19 h).
Après avoir longé la côte sur une vingtaine de kilomètres, on arrive à Camogli. Avec ses maisons multicolores blotties à flan des collines qui plongent dans le golfe Paradiso, dans une forêt de citronniers et d'oliviers, ce joli port prisé des gens de la région est célèbre pour sa Sagra del pesce, une fête célébrée chaque deuxième dimanche de mai au cours de laquelle on grille les poissons en pleine rue dans des poêles géantes. Poissons délicieux que l'on dégustera devant la mer chez Rosa e il Capriccio. Autre bonne adresse sur le port, O Becco fin, pour se régaler de focaccie, fougasses à l'huile d'olive nappées de fromage fondu. Depuis Camogli, on peut faire de très belles excursions en bateau tout autour du promontoire de Portofino (renseignements à l'office du tourisme, via XX-Settembre 33, 0185 77 10 66, ou à la compagnie Golfo Paradiso, 0185 77 20 91 et www.golfoparadiso.it.)
Quelques kilomètres encore et l'on posera ses valises à Santa Margherita Ligure. Moins chic que sa voisine Portofino, assez touristique mais encore très charmante, cette station balnéaire qui borde le golfe du Tigullio fut au début du XXe un lieu de villégiature apprécié des artistes et écrivains. À visiter absolument, la villa Durazzo, une somptueuse demeure début XVIIe, au cœur d'un parc à l'italienne en promontoire sur la mer (visites du mardi au dimanche, de 9 h 30 à 18 h 30, jardins ouverts de 9 h à 19 h). Pour une nuit de folie, direction le Grand Hotel Miramare, un vrai palace de la Riviera super luxe super confort, avec piscine à fleur de mer, mobilier de style, service grand genre et illustres visiteurs (de 239 à 356 € la chambre double avec vue sur la mer, 0185 28 70 13, www.grandhotelmiramare.it). À l'heure du déjeuner, la savoureuse Trattoria da Pino, tenue par une famille de pêcheurs en tablier blanc, sert les poissons juste pêchés dans le golfe et cuisinés avec beaucoup de simplicité (via J. Ruffini 15, 0185 28 07 55).
Pour visiter les environs, le mieux est de prendre un bateau ou un taxi: les voitures sont interdites à Portofino et le parking, situé tout en haut du village, est extrêmement cher (renseignements à l'Office du tourisme de Santa Margherita, via XXV-Aprile 4, 0185 292 91).
Miracles de beauté, Portofino et sa baie ont été totalement préservés malgré l'afflux des touristes et des milliardaires. Rien n'y a été construit depuis cinquante ans. Il est malheureusement impossible d'y habiter, les prix prohibitifs en faisant un lieu de ballade et de passage. Pour voir et être vu, on pourra néanmoins aller déjeuner au Puny, resto branché de poissons et de crustacés (piazza Martiri-Olivetta 7, 0185 26 90 37). Et les plus courageux marcheront à travers un paysage de rêve jusqu'à San Fruttuoso (2 heures environ), un village minuscule et solitaire construit autour d'une abbaye bénédictine du Xe siècle, au pied d'une crique exquise.

DE PORTOFINO AUX CINQ TERRES
Direction Chiavari, renommée dès le début du XIXe pour ses chaises en bois tourné d'une extrême légèreté (800 g) qui furent produites en nombre jusqu'aux années 50. Seuls quelques artisans font perdurer aujourd'hui cette tradition. Dans cette ville de charme, assez active, il faut d'abord visiter le palazzo Rocca, somptueuse demeure du XVIIe et très beau témoignage sur la vie des grands bourgeois ligures (via Costaguta 2. www.comune.chiavari.ge.it, ouvert sam. et dim. de 10 h à 12 h et de 16 h à 19 h), avant de partir à la découvertes de la via Martiri-della-Liberazione, dont nombre de boutiques ont gardé leur étonnant décor d'époque : style Liberty pour la pâtisserie Copello (1826) où l'on fera le plein de gâteaux, bonbons et liqueurs (au n° 162, www.copello.net), Napoléon III pour l'horlogerie Rocca tout en vitrines (au n° 2) ou l'orfèvrerie Luigi Lucchetti née en 1873 (n° 54) et décor de barbier du XIXe au Salone Moderno, une boulangerie spécialisée dans les goûteuses focaccie - fougasses - (n° 190). Après un déjeuner chez Da Vittorio, petit resto sympa qui sert une excellente cuisine locale (via Bighetti 33, 0185 30 50 93), ou à l'Antica Osteria da Ü Dria, une grande trattoria carrelée de blanc où l'on déguste des pâtes formidables et une huile d'olive maison fort goûteuse (via Costa-Guta 27, 0185 32 36 99), ne pas manquer le Gran Caffé Defilla, pour manger un gâteau ou une glace et s'asseoir sur les fameuses chaises de Chiavari dans un très beau décor du tournant du siècle (corso Garibaldi

rocketsaba le 07/05/2012 à 14:33
  • Merci pour ces quelques minutes d'évasion grâce à ces magnifiques photos !!
Anonyme le 24/06/2009 à 20:00
  • J'adore cette plage de Sestri Levante, au coeur de la ville et d'où l'on décole pourtant tellement on est ailleurs!!! merci de ce petit rappel d'un bout de terre trop lointain...... Laurence de Casalil
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