des salles de bains en tadelakt
Recouvertes du sol au plafond de cet enduit ancestral, utilisé dans les hammams, le tadelakt est le revêtement de prédilection pour une salle de bain à l’esprit oriental. Preuve à l'appui.
La technique du tadelakt
Typiquement marocaine, cette technique d’enduit à la chaux fut à l’origine mise au point pour protéger les murs des hammams de l’humidité. La chaux teintée avec des pigments naturels est longuement lissée au galet de rivière avec du savon noir. C’est ce travail particulier de polissage qui donne à la surface enduite un aspect velouté, légèrement brillant, très proche de la pierre.
Au Maroc, on utilise de la chaux éteinte, en France, un mélange de chaux et de poudre de marbre ou de sable. Souvent utilisé pour réaliser des vasques de salles de bains, murs de douches et baignoires, ce matériau assez facile d’entretien est sensible aux produits détergents. On peut cependant les utiliser de temps en temps avec précaution, en évitant absolument l’eau de Javel...
En revanche, on peut le passer aussi souvent que l’on veut au savon noir pour le polir et le régénérer. Le tadelakt est très difficile à réaliser soi-même, mieux vaut faire appel à un spécialiste.
Cette salle de bain a été imaginée par l’architecte Quentin Wilbaux, spécialisé dans la restauration des riads dans le respect total de l’architecture et des traditions marocaines. Ici, le tadelakt recouvre le sol, les murs à mi-hauteur, les étagères et la baignoire. Grâce à cette unité de matière, la baignoire et les étagères se fondent totalement dans le décor d’une grande simplicité mais néanmoins raffiné. La paroi de la baignoire se prolonge sur le pan d’un mur sous forme d’un banc où on s’assoie ou poser le linge de toilette. Décorée dans plus pure tradition, cette salle de bain est néanmoins équipée d’une robinetterie de cuivre, surmontée d’une douchette, concession au confort contemporain.





































