Une ker-terre : à quoi ça ressemble et comment ça se passe ?
Pour construire une ker-terre, commencez par vous asseoir à différents endroits de votre terrain afin de voir où vous vous sentez le mieux. Bien sûr, choisissez un lieu plat, bien drainé (l’idéal est de le choisir en hiver). Si vous êtes dans un endroit potentiellement venté, pensez aux arbres pour vous protéger et couper le vent. Côté technique, c’est un habitat non fondé, posé directement sur le sol. Le principe constructif est celui d’un empilement de « galettes » faites d’herbes diverses enrobées d’argile, sur un treillis de branchages. Le degré d’inclinaison des murs est ensuite à l’appréciation de chacun (dans les limites des lois de la gravité !). La forme finale peut être proche de celle d’un dôme classique, ou être œuvre de sculpteur…
La fermeture du dôme est faite avec une bulle de plexiglas. Celle-ci peut être de la taille que l’on veut. La kerterre est un peu comme une yourte et un tipi, en ce sens que le haut peut être laissé ouvert par un cercle qui laisse voir le ciel : son poids ne justifie pas qu’il y ait une clé de voûte. Les pressions (faibles) se répartissent le long du cercle et redescendent ensuite le long des murs. Pour le cahier des charges, il suffit de quelques sacs de chaux (4 à 6), de quelques mètres de pare-pluie (Tyvek ou Delta Vent, moins de 10 m), d’un tuyau pour la cheminée, et de la bulle de Plexiglas (achetée chez un fabricant spécialisé, comme Lumiplastique). Il y a aussi une version moins coûteuse qu’on appelle plus des « ker-plantes » : un soubassement de pierres sèches, 1 m de mur d’argile et d’herbes puis du bois mort croisé au-dessus comme des perches de tipi et plusieurs couches d’herbes mises en longueur et recouvertes d’épineux (ronces, prunelier), c’est imperméable.
Sur la photo, une ker-terre d’Evelyne Adam parue dans Construire en rond, éditions Eyrolles.






































