Du cocon à la ruche
Dans les années 80, on parlait de "cocooning", la maison se transformant en un véritable cocon, rassurant et douillé où toute la famille se réfugiait pour se protéger des tumultes d'une société en pleine mutation (contre-choc pétrolier, diminution du pouvoir d'achat, augmentation des prix, etc.). La déco mettait alors en scène des pièces cosy à l'atmosphère feutrée et intimiste autour d'un canapé moelleux et confortable où il faisait bon régresser devant la télé.
Au XXIe siècle, le cocon confiné s'est transformé en une ruche plus ouverte. Cette tendance s'appelle le "Hiving" (ruche en anglais). La crise actuelle favorise le repli sur soi et en attendant des jours meilleurs, la maison est désormais une valeur refuge. Comme l'explique Gérard Laizé, directeur du VIA (Valorisation de l'innovation dans l'ameublement): "Dans ce contexte anxiogène, le réflexe est de se fermer dans son terrier. Aujourd'hui, on parle de Hiving mais l'idée reste la même. Cette tendance reflète également une cellule familiale de plus en plus déstructurée qui perd ses repères, d'où le retour au clan qui fait écho à l'essaim soudé autour de la ruche fédératrice et productrice". A la différence du cocooning, la ruche, elle, est connectée au monde et devient un lieu privilégié de rencontres et d'échanges à l'image de la célèbre Auberge espagnole.




Dossier précédent






























