Lorsque l'actuelle propriétaire, Mary Geers, native de Victoria, la
capitale, et propriétaire de légendaires hôtels, a entreprit de
restaurer cette case centenaire dans les règles de l'art, elle était
affublée d'un toit de tôle ondulée et d'une structure en bois exotique
grignotée par les termites et autres petits scarabées voraces. Après deux ans de
travaux, cette lakaz (maison en patois local) a retrouvé toute son
allure et ses attraits composés de dizaines d'essences de bois tropicaux. Des sols aux plafonds, c'est un patchwork de bois aux noms chantant, bois de rose ou de violette, "dragonblood" ou "casuarina", de planches nattées ou ciselées.
Noyée sous les frondaisons, l'entrée principale de la maison, ouverte aux quatre points
cardinaux, fait face à la montagne pour
profiter de sa faîcheur. Le socle de pierres de corail maçonnées qui isole la case du sol se prolonge en un escalier monumental donnant sur la varangue.
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