Au Pérou, sur le lac Titicaca, une cité sur l’eau
Marieclairemaison.com vous invite à découvrir les îles de paille du lac Titicaca au Pérou.
Une cité sur l'eau
Au bout du monde, au Pérou, à l’ouest du lac Titicaca, vivent les Indiens Amayra. À l’horizon, dans ce coin reculé, berceau de la civilisation Inca, d’étranges îles de pailles flottent au milieu de cette mer intérieure légèrement salée. Ce sont les habitations des Indiens Amayra, héritées de leurs prédécesseurs, le peuple Uros, aujourd’hui disparu. À l’époque, les Uros, avaient optés pour ce type d’habitat afin d’échapper à la puissance et l’oppression des Incas.
Dans ce coin de paradis, où le temps semble s’être arrêté, les Indiens Amayra vivent comme par le passé et respectent les mêmes traditions. Ici, le commerce et l’argent sont secondaires car la plus grande richesse de ce peuple n’est autre que la Totora, un jonc qui pousse en abondance sur les rives.
C’est avec ce jonc aux vertus miraculeuses, que le « Kot–suna », le peuple du lac, construit ses huttes, ses meubles, des objets artisanaux ou encore leurs embarcations. Ce merveilleux matériau qui compose une quarantaine d’îles, les stabilise grâce à ses racines qui s’enchevêtrent et des pieux d’eucalyptus qui les préserve de la dérive.
Pour circuler, les Amayras utilisent leurs embarcations traditionnelles : les balsas. Ces bateaux semblables à de grands drakkars ont des proues en formes d’animaux très surprenantes et sont essentiels à ce peuple qui vit sur l’eau. Ainsi, chaque famille possède son îlot sur lequel sont construites les huttes d’habitations. Même si le Totora est un matériau très résistant, ils doivent refaire chaque année refaire le toit
Enfin, même s' ils vivent en suivant les coutumes de leurs ancêtres, ils ont su adapter les nouvelles technologies à leur mode de vie. Ainsi afin de limiter les risques d’incendies avec les bougies, ils ont équipé les habitations de panneaux solaires.
Aujourd’hui, les îles Uros font partie de la réserve naturelle du lac Titicaca. Flamants roses, canards sauvages, truites arc-en-ciel et crapauds géants sont protégés, un peu comme le peuple Amayra protège sa culture et ses traditions.





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