Un grenier à farine transformé en penthouse

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Face au port industriel, le grenier à farine d'une ancienne fabrique de pâtes a été transformé en penthouse. De sa terrasse, la ville et la mer à perte de vue, et le ballet des mouettes.

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Un grenier à farine transformé en penthouse

C'est l'histoire d'un fantasme. A force d'entendre leur amie Judith Bartolani leur parler de ce grenier à farine sur le toit d'une usine où elle habitait, Eric Giraud et Carole Dubois ont commencé à rêver qu'un jour, eux aussi, se rapprocheraient des étoiles sans perdre de vue la terre ferme. Lorsque le penthouse se libère, ils sautent le pas. Très vite pourtant, ils déchantent. Plafond tendu éventré, fenêtres qui ne sont plus étanches, moquette et placards moisis, escalier cassé, le couple s'accroche à son rêve et s'attelle à la rénovation du lieu avec deux impératifs : y mettre peu de moyens financiers et conserver l'esprit industriel du lieu.

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La terrasse avec tapis et cageots

Directement exposé au vent, l'immense toit terrasse ne peut être véritablement aménagé. Lorsque le mistral ne souffle pas trop fort, un grand tapis est déroulé au sol, maintenu par des pots d'agaves, tandis que de simples cageots font office de tabourets.

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La cuisine en matériaux de récupération

La cuisine a été réalisée en matériaux de récupération. Des planches de l'ancien parquet ont servi à fabriquer les étagères et le plan de travail, de vieilles plaques de fer galvanisé recouvrent crédence, plan et hotte. Pour occulter les étagères, deux épaisseurs de moustiquaire sont fixées par des crochets. Le trou d'évacuation de l'ancienne hotte est devenu hublot à travers lequel on peut admirer Notre-Dame de la Garde.

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Un escalier noir en colimaçon

L'étroit escalier en colimaçon qui relie le dernier étage de l'usine et l'ancien grenier a été réalisé à partir de planches à coffrage recouvertes de résine mélangée à des pigments noirs et du marc de café pour obtenir cette couleur foncée et cet aspect granuleux. Le garde-corps en métal est l'oeuvre de l'artiste Judith Bartolani.

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Le toit surplombant le terminal à containers

L'ancienne fabrique de pâtes, reconvertie en ateliers d'artistes, surplombe le terminal à containers du port autonome. A droite du quai, les grues de levage et l'aire du stockage. A gauche, le quai des croisiéristes qui font escale à Marseille. Au-dessus des fenêtres d'origine, des auvents en fer galvanisé ont été ajoutés pour protéger du soleil et de la pluie.

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Le salon avec sol en béton

Dans le salon, le vieux parquet a été retiré et remplacé par un sol en béton, directement coulé sur les briques mises à nu.

Conçu comme un cocon, l'appartement, tout en longueur, est peu meublé pour ne pas saturer l'oeil, mais dégage une atmosphère réconfortante.

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La chambre en papier gaufré

Infiltrée par les eaux de pluie, la chambre a été refaite : nouvelle fenêtre, nouvelle moquette et nouveau papier peint. De vieux rouleaux de papier gaufré ont été peints en noir mat, puis en brillant pour en faire ressortir les motifs. Dessus-de-lit, En Fil d'Indienne. Coussins unis, Linum.

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Le frigo noir brillant

Eric, qui est plasticien et occupe d'ailleurs l'un des ateliers de l'usine, travaille le métal, coupe et soude pour réaliser la cuisine, les auvents et plusieurs pièces de mobilier. Même les peintures sont récupérées ! C'est en les mélangeant à des pigments qu'Eric et Carole ont obtenu teintes voulues.

Pour mieux se fondre dans le décor, le frigo blanc a lui aussi été repeint en noir brillant. Au mur, un pastel de Judith Bartolani.

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La salle de bains en coco et coupures de magazines

La salle de bains nécessitait des travaux : un carrelage blanc, du coco, un lave-mains d'école, trois miroirs et quelques coupures de magazines collées sur un vieux meuble blanc lui ont donné un second souffle et du caractère

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Un décor de Polar

Tandis que la mer noircit et ne garde, pour seuls repères, que les lumières des phares et des bateaux à quai, la ville s'éclaire et laisse découvrir Notre-Dame de la Garde au détour d'une HLM.

Suspendu dans les airs, le penthouse devient, de nuit, un décor de Polar, improbable et envoûtant.

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Par marieclairemaison.com
Anonymele 07/09/2011 à 21:05
  • cet appartement pourrait être utilisé pour un décor de film, genre polar. avec un petit budget, c'est réussi. Mais, ce n'est pas le type d'habitation dans laquelle j'aimerai vivre.
Anonymele 19/06/2011 à 19:54
  • deco un peu triste....
Maryse-Jeannele 08/05/2011 à 18:12
  • Chaleureux !
Chantal1785le 06/07/2010 à 09:33
  • Franchement, ça ne me fait pas rêver, ni la vue sur un port industriel, ni la terrasse difficile à aménager, et quant à l'intérieur je le trouve trés trés triste ! par contre, bravo pour votre persévérance et votre travail !
lud75le 04/07/2010 à 15:31
  • c'est beau beau beau!!!
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