L’authenticité du lieu préservée
C’est en 2005 que Juerg Judin tombe amoureux de cette station-service, directement sortie d’un film des années 50. Elle est dans un triste état lorsque le galeriste berlinois la découvre. Pourtant, il ne peut résister à son charme. Fort de son intuition de collectionneur, Juerg Judin décide de racheter la station à la société pétrolière Shell. Pour rester dans l’esprit et conserver l’authenticité du lieu, il prend la décision de conserver la carcasse et les ouvertures du garage. Pour le reste, il confie les travaux de rénovation et d’extension à Thomas Brakel et aux architectes de BSF Design.
Des annexes construites dans l’esprit de la station-service
L’extension principale qui prolonge le garage 1950 est construite en panneaux de Profilit, un verre translucide qui rappelle les matériaux fréquemment utilisés dans les postes de lavage de voitures. Le nouveau bâtiment au style industriel s’étend sur 120 m² et sur deux niveaux. Juerg Judin a consacré tout le premier étage à sa microgalerie d’art privée, dans laquelle il expose ses coups de cœurs. Au rez-de-chaussée, un immense salon bibliothèque donne sur un ancien atelier de mécanique, que le maître des lieux utilise comme plan de travail de la cuisine, à la fois ultra moderne et authentique. La chambre se trouve derrière la salle à manger, située dans la pièce où se trouvaient la caisse et la boutique de l’ancienne station. La salle de bain, quant à elle, a été construite en annexe du bâtiment et installée dans une sorte de « boîte de bains » couleur rouge éclatante, qui ressort au milieu de la verdure.
La végétation à la place des pompes à essence
La végétation se dresse majestueusement autour du bâtiment principal, auquel elle amène un souffle de vie. Véritable îlot de végétation, le jardin a été réalisé par le paysagiste suisse Guido Hager, à qui le propriétaire des lieux a expressément demandé d’ancrer son projet dans l’histoire de la station. Ainsi, Juerg Judin a souhaité planter des arbres plus vieux que le garage, notamment sept grands pins vieux de 70 ans. De plus, quatre cerisiers et une barrière de bambous préservent la maison des regards indiscrets et font de la station une petite oasis, à en oublier qu’on est au cœur de Berlin.





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